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Finance : les banques vont mieux

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Les banques vont mieux. La Société Générale vient d’annoncer un profit de 2,2Mds€. La Bnp devrait annoncer un profit de 6 Mds €. Pourtant, la Bnp prévoit la disparition de 5% de ses agences en région parisienne et le secteur bancaire supprime des emplois.

Les banques françaises sont prospères : elles annoncent des bénéfices ; 2,2milliards d'euros pour la Société générale, 6 milliards d

Le secteur va mieux. Il a traversé une période difficile. A l’origine de nos difficultés économiques, il y a la crise du système bancaire. Les faillites bancaires américaines ont servi de détonateur à la crise. Et l’Irlande, l’Espagne ou Chypre ont plongé à cause de leurs banques.

Les banques françaises ont plutôt assez bien résisté. Certaines ont même plutôt tiré leur épingle du jeu. La Bnp a accru sa surface en reprenant une partie de la banque belge Fortis.

Néanmoins elles n’ont pas été épargnées. Il y a bien sûr le dossier Dexia. Mais toutes les banques ont dû constater que certains des prêts qu’elles avaient consentis ne seraient jamais remboursés. Ce n’est d’ailleurs pas encore terminé puisque la BCE veut faire cette année un nouvel exercice dit de « stress test ». C’est à dire un examen détaillé des actifs des banques pour vérifier les risques qu’elles courent encore.

Et pourtant, on parle de suppressions d

Les banques poursuivent de fait leur politique de réduction des coûts. Mais par-delà cette stratégie de baisse des coûts, le métier change. La période pendant laquelle les banques ouvraient guichets sur guichets pour attirer des clients est derrière nous ; à l’heure d’Internet, le guichet joue un rôle de moins en moins important. La BNP annonce une réduction significative de son réseau parisien. La banque en ligne est à l’ordre du jour. En 1979, un rapport – le rapport Mayoux- anticipait déjà l’impact de l’informatique sur les banques et certains disaient que la banque serait la sidérurgie de demain… !!

Il est clair surtout que les emplois dans le secteur bancaire changent ; une banque c’est de plus en plus des informaticiens et de moins en moins des spécialistes du contact client.

Quelle est la prochaine étape ?

Aux Etats-Unis on dit qu’il faut les banquiers redécouvrent que leur métier n’est pas très flamboyant et qu’il est avant tout de prêter à des entreprises offrant des garanties solides et non à des aventuriers de la finance.

Pour arriver à cela, on met en place des règles assez contraignantes sur l’activité des banques. Il faut trouver le bon dosage. A la fin du XIXe siècle, il y a eu plusieurs faillites de banque et en France on a fini par arriver à une situation de blocage de l’économie par le manque de financement. A partir de 1966, on a allégé les contraintes, ce qui allait dans le sens de ce qui se passait un peu partout ailleurs. Le balancier est reparti dans l’autre sens. Il ne faut pour autant qu’il aille trop loin. L’économie a besoin de banques qui ne se contentent pas de gérer des comptes courants mais qui s’associent à l’investissement des entreprises.

Jean-Marc Daniel