BFM Business

Bruxelles pourrait desserrer l'étau qui pèse sur les banques

"Afin de ne pas pénaliser la croissance, la Commission européenne pourrait assouplir les règles imposées au secteur bancaire."

Les régulateurs doivent-ils lâcher la bride des banques? C'est en tout cas ce que laisse entendre la Commission européenne. Mardi 17 mai, Jonathan Hill, le commissaire européen aux services financiers, a fait des déclarations allant clairement dans ce sens. Son but: préserver la croissance avant tout.

Il s’agit là d’un réel changement de ton de la part de Bruxelles. Car Jonathan Hill plaide désormais pour la plus grande prudence en matière de régulation bancaire. Son explication tient en quelques phrases: si l'impact cumulé des législations limite effectivement la capacité des banques à financer l'économie alors, c'est une inquiétude qu’il n’est pas possible d’ignorer.

Les banques vont devoir choisir

Concrètement, donc, le dirigeant semble prêt à lever le pied. Pourquoi un tel changement de braquet? Parce que le contexte a changé. Jusqu'ici, la demande de crédit restait faible. Et toutes les contraintes imposées aux banques n'avaient pas encore véritablement d'impact sur l'économie.

Mais aujourd'hui, avec la reprise, les banques vont devoir faire des choix. Un grand banquier français résume: "Pour la première fois depuis 2008, les banques vont devoir arbitrer entre crédit et capital". Une situation qui ne plait que moyennement à la Commission européenne, pour qui il est visiblement temps de siffler la fin de partie.

Caroline Morisseau