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"Axa veut être le leader dans l'innovation d'assurance"

Thomas Buberl, nouveau patron d'Axa, était l'invité de Good Morning Business ce jeudi.

Thomas Buberl, nouveau patron d'Axa, était l'invité de Good Morning Business ce jeudi. - BFM Business

Thomas Buberl, le nouveau patron de l'assureur, qui s'est peu exprimé dans les médias depuis qu'il a succédé à Henri de Castries, a détaillé la stratégie numérique d'Axa sur BFM Business ce jeudi.

Depuis son arrivée à la tête d'Axa en septembre 2016, Thomas Buberl s'était peu exprimé dans les médias. Mais en interne, cet Allemand de 43 ans a clairement imprimé sa marque. Son plus gros défi? Transformer en profondeur le géant français de l'assurance pour l'adapter au numérique. Thomas Buberl a détaillé sa stratégie en la matière sur BFM Business ce jeudi.

Le patron d'Axa veut à tout prix éviter que le groupe qu'il dirige ne devienne le Kodak de l'assurance. En clair, ne pas rater le virage du numérique et des services qu'il permet d'offrir. "Aujourd'hui, nous sommes excellents dans le paiement des factures en cas de sinistre, mais les gens veulent plus", explique Thomas Buberl. "On doit travailler plus sur la prévention et l'anticipation, avant que le sinistre arrive. Devenir un partenaire du client", ajoute-t-il.

En Allemagne par exemple, l'assurance propose une nouvelle application destinée aux femmes. Moyennant un abonnement. Via l'app, elles sont accompagnées pendant toute la durée de leur trajet par un centre Axa. Au moindre bruit suspect, la police est alertée.

Travailler avec ses concurrents de demain

En somme, "Axa veut être le leader dans l'innovation d'assurance". La révolution numérique ne fait pas peur au successeur d'Henri de Castries. On parle beaucoup de ses côtés négatifs, comme "le travail qui change", la "pression sur les prix". Mais le nouveau patron de l'assureur y voit surtout des opportunités.

Pour les saisir, le géant s'est doté d'un vrai "écosystème de l'innovation qui porte ses fruits", affirme-t-il. Et de lister les filiales dédiées "Axa Next, dans le développement des nouveaux business model, Axa partners, qui noue des partenariats dans le digital et la data, Kamet, un incubateur qui fabrique de nouvelles entreprises, et un fonds, Axa Strategy Venture, qui investit dans de petites entreprises".

Ces petites entreprises, ce sont par exemple des fintech, des banques et des assureurs en ligne. S'agit-il de les avaler pour éviter qu'elles ne dévorent à terme le business des assureurs historiques? "Ma philosophie, c'est qu'il faut travailler avec ses concurrents de demain comme partenaires d'aujourd'hui, parce qu'ils peuvent nous aider. Ces partenaires ont beaucoup d'idées, mais il leur manque la taille. Nous nous avons la taille, maison nous manquons parfois d'idées. Nous réunir, c'est la combinaison parfaite"

N.G.