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Accord à l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois

Les représentants des 98 salariés de Sodimatex, qui menaçaient de faire sauter l'usine de Crépy-en-Valois (Oise) ont trouvé un accord avec la direction du sous-traitant automobile. /Photo prise le 2 avril 2010/REUTERS/Régis Duvignau

Les représentants des 98 salariés de Sodimatex, qui menaçaient de faire sauter l'usine de Crépy-en-Valois (Oise) ont trouvé un accord avec la direction du sous-traitant automobile. /Photo prise le 2 avril 2010/REUTERS/Régis Duvignau - -

PARIS - Le ministère de l'Industrie s'est félicité mercredi de l'accord conclu entre la direction et les représentants des 98 salariés de...

PARIS (Reuters) - Le ministère de l'Industrie s'est félicité mercredi de l'accord conclu entre la direction et les représentants des 98 salariés de Sodimatex, sous-traitant automobile de Crépy-en-Valois (Oise), qui menaçaient de faire sauter l'usine.

Les employés ont obtenu, selon le ministère, une prime de 22.000 euros en plus des indemnités légales obligatoires. En moyenne, chaque salarié partira avec 51.000 euros au total, une somme qui varie selon l'ancienneté, a dit le ministère.

La fermeture de l'usine de moquettes pour automobiles, propriété du groupe Trèves, est programmée depuis un an et doit intervenir dans le courant du mois d'avril.

Les salariés menaçaient de faire sauter l'usine pour faire aboutir leur demande d'une prime extra-légale de licenciement de 21.000 euros, semblable à ce qu'avaient touché leurs collègues d'une autre usine Sodimatex fermée en 2006.

"La menace est une impasse. Le dialogue et la raison seront toujours les meilleurs alliés des salariés", a déclaré le ministre de l'Industrie Christian Estrosi dans un communiqué.

Une année de manifestations et d'actions diverses n'avaient pas permis d'aboutir à l'ouverture de négociations.

Depuis le début de la crise, des salariés d'entreprises vouées à la fermeture n'hésitent plus à recourir à des méthodes extrêmes, comme la menace de destruction ou la séquestration, pour faire entendre leurs revendications.

Thierry Lévêque, édité par Sophie Louet