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Entreprises qui ne jouent pas le jeu du télétravail: "dans 90% des cas, les mises en demeure" suffisent, assure Elisabeth Borne

La ministre française du Travail Elisabeth Borne à Paris, le 20 janvier 2021

La ministre française du Travail Elisabeth Borne à Paris, le 20 janvier 2021 - Ludovic MARIN © 2019 AFP

La ministre du Travail a rappelé que l'Etat pouvait sanctionner les entreprises qui pourraient recourir plus au télétravail.

Elisabeth Borne a repris son bâton de pélerin sur France Info ce jeudi pour exhorter les entreprises à user massivement du télétravail. "Je ne me satisfait pas de l'érosion" constatée en décembre, répète la ministre du Travail qui souligne que le travail à domicile permet de réduire le risque de contamination de "20 à 30%".

Les entreprises qui traînent des pieds sont dans le viseur de son ministère. Outre des rencontres avec les branches qui jouent moins le jeu du télétravail comme la Banque/Assurance, Elisabeth Borne le répète: "oui il y a eu des sanctions à travers des référés judiciaires", assure-t-elle sans donner de chiffres.

Signaux

Elisabeth Borne précise néanmoins que lorsque une entreprise est mise en demeure par l'Inspection du Travail de modifier ses pratiques, "dans 90% des cas, ça se règle". Et d'appeller une nouvelle fois à la "remobilisation". Ce mercredi, le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, mettait en avant des signaux positifs sur cette question.

Sur les coûts du télétravail (directs et indirects), la ministre se contente de répéter la règle dictée, une règle assez large: "le télétravail ne doit pas être un coût pour le salarié, les discussions doivent voir lieu dans les entreprises". Or, dans la pratique, la prise en charge de ces surcoûts est souvent aléatoire et incomplète.

Olivier Chicheportiche Journaliste BFM Business