BFM Business

Whirlpool: Macron refuse "la démagogie"

Emmanuel Macron s'est démarqué de François Hollande

Emmanuel Macron s'est démarqué de François Hollande - Éric Feferberg - AFP

Interrogé dans L'Emission politique sur France 2 sur son "silence" alors que 300 emplois sont menacés par la fermeture de l'usine Whirlpool d'Amiens, le leader d'En Marche! a déclaré ne pas "se saisir des cas en cours de restructuration car c'est de la démagogie".

Emmanuel Macron affiche sa différence avec François Hollande. Le leader d'En Marche! s'est refusé jeudi à toute "démagogie" concernant le dossier de l'usine Whirlpool menacée de fermeture, refusant de ponctuer sa campagne de "propos d'estrade".

"Je considère qu'une campagne présidentielle, ce n'est pas pour tenir des propos d'estrade avec des promesses sans pouvoir les tenir", a déclaré le candidat d'En Marche! lors de L'Emission politique sur France 2. Il répondait au réalisateur du documentaire "Merci patron", François Rufin, candidat aux législatives, qui lui reprochait son "silence" concernant l'usine Whirlpool d'Amiens, que le géant de l'électroménager compte fermer en juin 2018.

"Je ne me saisis pas des cas en cours de restructuration, parce que c'est de la démagogie", a-t-il justifié, fustigeant ce qui "a été fait il y a cinq-dix ans". 

Un tacle adressé à François Hollande

Une façon de tacler l'ancien candidat François Hollande, qui était allé voir les salariés des hauts fourneaux de Florange en février 2012, leur promettant une loi contraignant tout industriel se désengageant d'une usine française à la céder à un repreneur. Dix mois plus tard, ArcelorMittal concluait un accord avec le gouvernement Ayrault lui permettant de fermer les deux hauts fourneaux, moyennant 180 millions d'euros d'investissement sur cinq ans et aucun licenciement sec.

"Mon silence n'est pas une indifférence, mon silence est un refus de manipuler des situations. Je ne vais pas aller sur un camion et dire qu'avec moi, ça ne va pas fermer. C'est pas vrai", a ajouté Emmanuel Macron, notant par ailleurs qu'une quinzaine de repreneurs avaient manifesté de l'intérêt pour l'usine d'Amiens.

Emmanuel Macron a également déclaré qu'il irait rendre visite aux salariés de Whirlpool, mais "sans les caméras".

J.M. avec AFP