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Quelles sont les insultes les plus populaires au bureau?

"Quand ils s'aperçoivent qu'ils viennent de commettre une erreur au travail, les Français s'adonnent volontiers à des écarts de langage. "Merde" est celui qui est le plus utilisé, selon une étude Qapa. En revanche, ils affirment savoir mieux se tenir quand c'est un collègue qui est en tort."

Un ordinateur qui bugge, une imprimante qui multiplie les bourrages papier, un mail adressé à un mauvais destinataire, un document égaré… les occasions ne manquent pas de s'énerver au bureau et de laisser échapper un juron, histoire de se défouler. Les hommes seraient les plus enclins à ces écarts de langage, selon une étude réalisée par le site d'emploi Qapa.fr (1), puisqu'ils sont 80% à proférer des grossièretés après avoir commis une grave erreur. Tandis que (seulement) 58% des femmes qui se retrouvent dans la même situation se laissent aller à un écart de langage.

Mais les salariés se montrent très conformistes dans l'expression de leur énervement. Rares sont les "rats puants" ou les "truies volantes" qui viennent troubler la quiétude de l'open space. La préférence va au très classique "merde", qui est utilisé en priorité par les hommes (45%), les femmes n'étant que 33% à l'utiliser. En revanche l'invective "putain" sort plus souvent d'une bouche féminine (24% des sondées reconnaissent l'employer) que celle d'un homme (20%). 

Le très chaste "mince" emporte un franc succès auprès de la gent féminine (21%) mais beaucoup moins chez les hommes (10%). Puis vient le "fais chier" adopté par 12% des femmes et 10% des hommes. "Quel con" "abruti" "zut" "punaise" ne sont que peu employés.

Rester correct avec les collègues

Prononcer des jurons permet-il de faire passer son énervement? Pas vraiment, seulement 42% des femmes et 37% des hommes se disent soulagés après. Les autres avouent que cela ne sert strictement à rien.

Si les salariés ont coutume d'avoir un langage fleuri, ils savent le plus souvent garder un certain recul vis-à-vis de leurs collègues. Si une personne leur cause du tort ou commet une erreur, 76% des femmes affirment rester correcte et 63% des hommes. Néanmoins 24% des femmes admettent qu'elles peuvent se laisser aller (de temps en temps ou à chaque fois). C'est aussi le cas pour 37% des hommes. Regrettent-elles ensuite ces paroles blessantes? 40% des femmes et 37% des hommes n'ont aucun remord, estimant l'insulte méritée. Voilà qui devrait vous mettre plus au clair lors des prochains esclandres au bureau.

(1) Enquête réalisée auprès de 18.150 personnes entre le 1er et le 10 avril.

C.C.