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Le lundi, journée sous haute tension en open space

C'est lundi, et faites bien attention, le risque de clash entre collègues qui détestent ce jour n'est pas à prendre à la légère. Manuel de survie du lundi au bureau.

“Comme un lundi”. Voilà ce que vous allez répondre à l’audacieux qui fera fi de votre mine renfrognée, et osera lancer “comment ça va”. Faites attention au lundi, une journée sous haute tension au bureau.

Parce que vos collègues sont dans le même état d'esprit que vous. Regardez les arriver, les coins de la bouche qui pointent vers le bas. Pour peu que certains rentrent de vacances et qu’il ne leur reste plus qu’à regarder tout le monde partir. Pour peu que ce matin, ils aient mis 30 centimes dans la machine à café et qu’elle ne leur ait rien donné. Le risque de clash dans l’open space n’est pas à prendre à la légère.

Donc, pour éviter de mettre de l'huile sur le feu, voici trois phrases à ne jamais prononcer un lundi au bureau. La première: “Alors, il paraît que tu es de mauvaise humeur?”. C'est comme de dire à quelqu'un qui s'énerve "ne t'énerve pas". La deuxième: "C’est à cette heure-ci que tu arrives?”. Si le collègue en question a eu une panne de réveil, un problème de transport, cette petite phrase devrait juste être la goutte d'eau susceptible de faire déborder le vase. Et si Germain vous répond “pas aujourd’hui, je ne suis pas d’humeur”, gardez-vous bien de lui dire “comme tous les lundis”.

La morosité du lundi scientifiquement expliquée

Alors certains d’entre nous haïssent autant le lundi? Selon une étude britannique, réalisée pour le compte de la marque de pâte à tartiner Marmite, la détestation du lundi vient de nos instincts les plus primitifs. Nous avons passé le week-end avec notre tribu, nous rechignons donc à la quitter pour une longue semaine.

La solution pourrait donc être de renouer avec sa communauté d’open space. Comment? En traînant à la cafétéria, ou en multipliant les pauses. Toutes les activités de sociabilisation sont bonnes à prendre. Alors oui, il se peut que notre productivité en pâtisse. L’étude dit qu’en moyenne, nous ne sommes efficaces que 3h30 le lundi. Mais c’est pour le mieux, assure le psychologue clinicien Alex Garner, qui a dirigé les recherches. Parce que si l'on attaque la semaine trop durement, on ne sera plus capable de rien mercredi.

L’étude confirme par ailleurs officiellement que le lundi est une journée "pourrie". Le premier sourire n’interviendrait pas avant 11h26. Alors tenez bon. L'avantage c'est que le lundi ne dure qu’une journée.

Nina Godart