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Bises, poignées de main... Vers un changement profond des habitudes des Français au travail

Poignée de mains lors d'une réunion de travail (photo d'illustration)

Poignée de mains lors d'une réunion de travail (photo d'illustration) - Pixabay / 089photoshootings

Et si les gestes barrières devenaient la norme même après la fin de l'épidémie? Un sondage montre que les Français comptent abandonner, y compris avec leurs collègues, des pratiques pourtant bien ancrées.

L'épidémie de coronavirus devrait laisser des traces dans le comportement des Français au travail. En clair, l'utilisation des gestes barrières risque bien de se généraliser après la fin de l'épidémie, notamment sur leur lieu de travail. C'est une des conclusions d'un sondage* réalisé par QAPA, une plateforme de recrutement pour l'intérim.

Ainsi, 63% des sondés estiment qu'effectivement, cette crise sanitaire sans précédent va profondément changer l'attitude des travailleurs. Un taux qui monte à 73% chez les femmes.Concrètement, la fameuse bise, pratique courante en France, pourrait être abandonnée à l'avenir, au moins avec ses collègues de travail. Au total, 72% des Français s'abstiendront de cette pratique quand l'heure ne sera plus au confinement. Dans le détail, un tiers n'était déjà pas adepte de la bise auparavant et 38% ont l'intention d'y renoncer.

La poignée de main fait de la résistance

La poignée de main fait de son côté de la résistance et devrait encore rester en partie dans les mœurs au travail mais davantage chez les hommes. Ainsi, 66% d'entre eux disent qu'ils continueront à serrer la main de leurs collègues contre 58% des femmes qui ne le feront plus.

Les salariés seront également nettement plus enclins (75% des sondés) à inciter leurs collègues à rentrer à la maison s'ils présentent des symptômes grippaux par exemple. Une propension nettement plus élevée chez les femmes (83%) que chez les hommes (66%). D'autant plus que 81% des personnes interrogées estiment que cette épidémie de coronavirus reviendra chaque année à la même saison, tout comme la grippe. Les femmes en sont plus convaincues que les hommes, à 84% contre 77%.

*Sondage réalisé entre le 31 mars et 3 avril 2020 auprès de 4,5 millions de candidats et 135.000 recruteurs sur QAPA. Parmi ces personnes interrogées, 52% d'entre eux sont des non-cadres et 48% sont des cadres. Toutes les informations mises en avant par les candidats sont déclaratives.

Olivier Chicheportiche