BFM Business

Unilever ne lâchera pas le thé Eléphant

Paul Polman, ici au Forum économique mondial de Davos, met en garde le gouvernement français

Paul Polman, ici au Forum économique mondial de Davos, met en garde le gouvernement français - -

Le patron d’Unilever a exclu lundi la cession de sa marque Eléphant ainsi que l'accord de sous-traitance. A bout de patience, Paul Polman a appelé le gouvernement français à respecter le code du travail.

"C’est très clair, le dossier est clos", a martelé Paul Polman. Le directeur général d’Unilever s’exprimait ainsi dans un entretien au Figaro paru lundi 20 août. Le dossier auquel il fait référence est celui de l’usine Fralib de Gémenos, dans les Bouches-du-Rhône.

Le site, qui conditionne du thé de la marque Eléphant, a été fermé fin juillet par le groupe anglo-néerlandais. Mais, depuis, il est occupé par une partie des salariés qui souhaitent continuer à y produire du thé sous la même étiquette.

"Il n’est pas question de céder la marque Eléphant ou de sous-traiter les volumes", a encore répété Paul Polman, fermant ainsi la porte à la reprise de l’activité: ces deux critères sont jugés essentiels par les anciens salariés du groupe pour que leur future société soit viable.

Unilever parle d

Les dirigeants français d’Unilever s’y sont continuellement opposés, rejoints aujourd’hui par leur directeur général, qui semble perdre patience. "Nous avons montré pendant deux ans une véritable ouverture au dialogue. Le plan social a été validé par les tribunaux, nous avons offert à tous les salariés la possibilité de travailler sur l’un de nos autres sites en France aux mêmes conditions, et nous avons cédé pour un euro symbolique des machines, a rappelé le directeur général d’Unilever, qui souligne que "cela a coûté très cher". "On ne fera pas plus" a-t-il conclu.

Paul Polman en a profité pour adresser un message en forme d’avertissement au gouvernement français: "Si la France ne respecte pas ses lois, a-t-il prévenu, cela fera peser un risque sur les investissements dans l’Hexagone."

Bfmbusiness.com avec AFP