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Un cadre sur deux va demander une augmentation en 2013

Les cadres de moins de 35 ans, 61 % dentre-eux ont demandé une augmentation.

Les cadres de moins de 35 ans, 61 % dentre-eux ont demandé une augmentation. - -

Malgré la conjoncture, les cadres ne renoncent pas à voir leur rémunération revalorisée. Ce sont surtout les moins de 35 ans qui sont les plus demandeurs, révèle le baromètre Ifop-Cadremploi publié ce lundi 18 février.

La chance ne sourit qu'aux audacieux. C'est peut-être inspirés par ce diction populaire que 51 % des cadres ont l'intention de demander une augmentation cette année.

Selon le baromètre Ifop cadremploi (*), publié ce 18 février par Le Figaro, ils sont 6% de plus à le faire qu'en janvier 2012. Deux catégories sont particulièrement demandeuses : les cadres de moins de 35 ans qui sont 61% à l'avoir fait, et ceux ayant une rémunération élevée (plus de 50 000 euros par an) qui sont 56% à souhaiter gagner davantage encore.

En raison du contexte économique, ces salariés sont pourtant peu convaincus de l'issue de leur demande : ils sont seulement 40% à penser que leur rémunération va être révisée à la hausse. Mais la confiance est plus élevée dans la tranche des revenus supérieurs (plus de 50 000 euros) qui sont 55% à croire voir leur demande satisfaite.

En moyenne, les cadres espèrent 7,2% d'augmentation. Mais dans le détail, la palette des ambitions est large : 8% des cadres espèrent 1 à 2% d'augmentation, 17% visent entre 3 à 4%. Mais 28% jugent qu'un coup de pouce de 5% les satisferait. Et ils sont 14% à vouloir entre 8 à 10% de plus sur leur fiche de paye.

Et puis il ne faut pas oublier les indécis qui n'ont pas idée de ce qu'ils vont demander : ils sont tout de même 20% à être dans cette situation.

Une voiture de fonction en guise de compensation

Mais quand les entreprises disposent d'un faible budget pour augmenter leurs salariés, ils existent toute une palette de moyens pour garder leur motivation intacte. Et cela marche. Ainsi, une prime exceptionnelle contenterait 43% des cadres interrogés. Des avantages en nature comme la mise à disposition d'une voiture ou d'un téléphone conviendrait à 29%.

La possibilité de faire du télétravail est perçue comme une compensation acceptable par 15%, tout comme le changement de mission, avec davantage de responsabilités, qui conviendrait à 14% des personnes en activité ayant répondu. Et finalement, 6% des cadres trouveraient une compensation dans l'allégement de leurs horaires.

*L'étude a été réalisée auprès d'un échantillon représentatif de 1002 cadres entre le 11 et 21 janvier.

Coralie Cathelinais (texte) Thomas de Rochechouart et Mathieu Derrien (vidéo)