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Roux de Bézieux (Medef): "le million d'emplois ne sera pas immédiat"

Geoffroy Roux de Bézieux était l'invité de BFM Business, ce lundi 13 janvier.

Geoffroy Roux de Bézieux était l'invité de BFM Business, ce lundi 13 janvier. - -

Le vice-président délégué du Medef était, ce lundi 13 janvier, l'invité de BFM Business. Il est revenu sur l'opération "un million d'emplois" créés que lance l'organisation patronale à Lille, ce même jour.

Jour J pour l'opération "un million d'emplois" du Medef. L'organisation patronale tient, ce lundi 13 janvier, cet évènement à Lille.

Elle promet ainsi de créer un million de postes sur cinq ans en échange d'une baisse des charges de 100 milliards d'euros. Invité de BFM Business ce même lundi, Geoffroy Roux de Bézieux, vice-président délégué du Medef, a détaillé cette idée.

"Si on ne fait rien dans les cinq prochaines années, nous allons créer, avec un peu plus d'un point de croissance, entre 300 et 400.000 emplois, et le chômage va augmenter. Ce que le Medef dit est qu'il est possible de créer plus d'emplois avec un certain nombre de choses", a-t-il avancé.

Une hausse des recettes fiscales

Parmi les éléments indispensables selon lui, "une baisse des charges et des impôts de 100 milliards d'euros, une simplification du code du travail et un certain nombre de dispositifs autour de l'embauche".

Cependant, Geoffroy Roux de Bézieux apporte plusieurs précisions. Tout d'abord ces "100 milliards d'euros ne sont plus que 80 milliards" puisque le crédit d'impôt compétitivité pour l'emploi a déjà apporté 20 milliards d'euros de baisses de charges aux entreprises.

Ensuite "en net, les recettes fiscales ne baisseront pas de 100 milliards d'euros". "Quand on baisse les impôts, on augmente l'assiette puisque tous ces emplois vont créer eux-mêmes des recettes", a-t-il argumenté.

Le vice-président du Medef donne, à l'inverse, l'exemple des services à la personne, dont la TVA a augmenté et "dont les recettes baissent, car les gens passent par le marché noir".

Plus de marges pour les entreprises

Ensuite, il a précisé que "des baisses des charges immédiates ne signifient pas la création d'un emploi tout de suite", détaillant ensuite son raisonnement:

"Des baisses de charges signifient des marges supplémentaires pour les entreprises. Or aujourd'hui, les marges des entreprises sont à un plus bas historique à 28%. Si une société gagne des points de marge, elle a davantage pour investir et pour gagner des parts de marché et avoir de quoi embaucher". Ainsi "le million d'emplois ne se produira pas immédiatement", prévient Geoffroy Roux de Bézieux.

Il a ensuite indiqué ne pas s'attendre à davantage de précisions de la part de François Hollande sur son pacte de responsabilité, lors de sa conférence de presse du 14 janvier. Il attend davantage le président de la République au tournant lors de ses vœux "aux forces vives", le 21 janvier.

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J.M.