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Revivez les manifestations de ce 1er mai

Après sa journée parlementaire sous tension mardi, Manuel Valls va faire face à une journée sociale à risque ce 1er mai.

Après sa journée parlementaire sous tension mardi, Manuel Valls va faire face à une journée sociale à risque ce 1er mai. - -

Ce jeudi 1er mai est la première journée nationale du travail du gouvernement Valls. Dans un contexte social tendu, les syndicats vont défiler en ordre dispersé. Toutes les infos en direct.

Plan d'économie de 50 milliards d'euros, pacte de responsabilité, réforme actée de l'assurance chômage… Les dossiers sociaux sensibles qui hérissent les syndicats ne manquent pas actuellement. En ce 1er mai, jour de fête nationale du travail et de manifestations, le premier du gouvernement Valls, ils vont faire entendre leur voix, mais séparément. Suivez en direct les dernières infos sur BFMBusiness.com.

>> Ce live est maintentant terminé, merci de l'avoir suivi. Retrouvez le compte-rendu de cette journée en cliquant ici

19h11 - près de 100.000 manifestants ont défilé dans toute la France, selon la préfecture de police de Paris et le ministère de l'Intérieur, chiffre à comparer avec les estimations de la CGT qui évaluent elle le nombre de participants à 210.000.

A Paris, 15.500 personnes ont pris part au cortège réunissant la CGT, FO, la FSU et Solidaires, tandis que 83.500 manifestants ont défilé ailleurs en France, selon le ministère de l'Intérieur et la préfécture de police. La CGT retenait un chiffre de 65.000 participants à Paris.

Rappelons à titre de comparaison les chiffres de l'an dernier: 97.300 manifestants selon la police, et 160.000 selon la CGT.

18h25 - "Le patronat doit arrêter de geindre, de pleurnicher", estime Laurent Berger. Pour le leader de la CFDT, invité de BFMTV, le patronat "a toutes les conditions pour recréer de l'emploi" et doit ainsi les saisir.

17h44 - Le coprésident du Parti de Gauche , Jean-Luc Mélenchon, a manifesté son hostilité "à l'austérité" et réclame "une politique de gauche", à l'occasion du défilé du 1er mai, rejoignant le leader de FO, Jean-Claude Maily qui avait lui aussi dénoncé la "logique d'austérité" du gouvernement.

17h30 - Selon la CGT, 210.000 personnes ont manifesté en France, ce jeudi 1er mai, dont 65.000 à Paris.

17h19 - Depuis le cortège parisien, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a fait valoir auprès de BFMTV l'"abandon du programme d'austérité du gouvernement pour mettre en avant une politique d'augmentation des salaires, d'embauche et de soutien à la relance industrielle".

17h08 - autre invitée politique du cortège, Eva Joly de EELV, qui s'invite au côté de la CGT, comme le montre ce tweet de Wandrille Jumeaux, des Jeunes Ecologistes.

Manif du #1erMai @evajoly fait un petit passage dans les rangs de la CGT :-) #EELV @EE2014idf pic.twitter.com/4M2oVSeTfg
— Wandrille Jumeaux (@Wandrille_) 1 Mai 2014

16h32 - Le Front de Gauche et ses cadres célèbre eux aussi le 1er mai comme l'atteste ce tweet de Jean-Luc Mélenchon.

Au point fixe du #FDG avec @plaurent_pcf, @Clem_Autain, @RaquelGarridoPG et @FDelapierre. #1erMai pic.twitter.com/9wbjlwtdcs
— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) 1 Mai 2014

16h17- Présent dans le cortège parisien du 1er mai, Olivier Besancenot, tête de liste NPA aux prochaines élections européennes en Ile-de-France, s'est dit révolté contre la politique économique du gouvernement, au micro de BFMTV. "On va se battre contre le pacte de responsabilité et on aura la peau du pacte de responsabilité", a-t-il assuré.

15h44 - Thierry Lepaon a "du mal à mesurer la différence" entre la politique de François Hollande et celle de Nicolas Sarkozy. S'exprimant devant la presse au départ de la manifestation parisienne CGT-FO-FSU-Solidaires, il a affirmé que "la différence entre la politique de Nicolas Sarkozy et celle de François Hollande, on a du mal à la mesurer, nous avons le sentiment que c'est la poursuite de la précédente: non aux salaires, non à l'emploi, oui au déclin industriel de notre pays".

En outre, il a réaffirmé que le pacte de responsabilité est "un pacte d'austérité".

15h15 - Bernadette Groison, secrétaire général de la FSU, a estimé jeudi qu'il fallait "arrêter de prendre l'argent dans le public pour aider les entreprises", en contestant la "politique d'austérité" du gouvernement.

Au départ de la manifestation parisienne du 1er mai, elle a appelé le gouvernement à "arrêter avec cette politique de baisse des dépenses publiques".

"Cela fait quatre ans qu'on nous ressert les recettes de l'effort partagé avec la réforme des retraites, la RGPP (révision générale des politiques publiques) et on n' a pas réussi à sortir de la crise et à réduire les déficits", a dit la responsable du syndicat de fonctionnaires. Selon elle, "on sent bien que ce n'est pas la politique d'austérité qui va nous faire sortir de la crise".

15h00 - Video: Comment compter les manifestants? Une société toulousaine a elle mis au point un capteur capable de détecter les portables possédant une connexion Wi-Fi, ce qui permet d'avoir un décompte partielle.

13h44 - Le numéro un de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a estimé, lors d'un déplacement à Lyon pour la fête du 1er mai, que "jamais le patronat ne prendra d'engagements pour l'emploi et les rémunérations" dans le cadre du Pacte de responsabilité, demandant au gouvernement de "sortir de l'austérité".

"Comment voulez-vous obliger une entreprise, quelle qu'elle soit, à augmenter l'emploi ? Comment voulez-vous obliger une entreprise à augmenter les salaires ?" a-t-il ironisé, avant d'asséner: "On sait très bien que les contreparties c'est du vent, il n'y en aura pas!".

13h33 - Selon l'AFP, le défilé de la CFDT et de l'Unsa réunissait 200 militants environ à la mi-journée. Les deux syndicats organisaient une manifestation sur le thème de l'Europe, distincte de celle de la CGT et de Force Ouvrière, prévue pour cet après-midi.

13h18 - Selon la police, 5.300 personnes ont participé au défilé du FN, qui se tient en parallèle des manifestations syndicales. Le parti de Marine Le Pen avait lui indiqué un chiffre de 20.000 participants (voir ci-dessous).

12h23 - Comme le rappelle Laurent Berger sur Twitter, le rassemblement CDFT et Unsa est, ce 1er mai, placé sous le signe de l'Europe sociale.

Au rassemblement du #1erMai de la #CFDT et l'#UNSA île-de-France pour l'emploi et l'Europe sociale ! pic.twitter.com/xEGbQgBg4T
— Laurent Berger (@CfdtBerger) 1 Mai 2014

11h45 - A peine un tiers des Français font confiance aux syndicats. Selon un sondage Ifop pour Atlantico.fr, 32% des personnes interrogées font "plutôt" ou "tout à fait" confiance aux organisations syndicales. A l'inverse preès de 7 Français sur 10 expriment leur défiance. Ce sondage a été réalisé selon la méthode des quotas sur un échantillon de 943 personnes.

11h21 - Le FN annonce 20.000 participants à son défilé. L'année dernière, ils étaient 3.000 selon la police, et 15.000 selon les frontistes.

@wdesaintjust j'y suis et c'est absolument faux pic.twitter.com/p6SBDwaoip
— David Perrotin (@davidperrotin) 1 Mai 2014

11h07 - Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force Ouvrière, rappelle sur BFTV que "les 1er mai avec tous les syndicats ensemble sont très rares. On ne va pas faire semblant d'être d'accord. Ce serait contre-productif".

"Nous, nous considérons qu'on est dans une logique d'austérité, sans être en Espagne ni en Grèce. Ce qu'est en train de mettre en place le gouvernement va être récessif à court terme, comme le pensent aussi d'autres économistes", souligne le leader syndical.

Que répondre à ceux qui considèrent que l'Europe est le problème? "Nous sommes très critiques sur les modalités de la construction européenne mais sortir de l'euro serait une erreur. Aujourd'hui, l'Europe est perçue comme un outil de sanction et de régression sociale. Mais c'est bien les gouvernements qui décident, personne n'a obligé François Hollande à signer le pacte budgétaire européen". Un pacte qui, selon Mailly, a donné lieu à celui dit "de responsabilité" et au programme de stabilité de Manuel Valls, auxquels s'oppose FO.

8h35: "Un actionnaire décide de s'en aller (Bouygues, ndlr) ce qui met une entreprise industrielle en danger, et en fait la proie d'un Américain ou d'un Allemand", a regretté Thierry Lepaon, ce jeudi sur BFMTV.

Alors que "contrairement à ce qu'on raconte, Bouygues a touché beaucoup de dividendes de la part d'Alstom". Conclusion: "ce ne sont pas les actionnaires qui permettent d'assurer la pérennité des entreprises". En outre, qui peut croire "que l'emploi ne sera pas affecté en France"? demande-t-il.

8h20: Laurent Berger, délégué de la CFDT, assure que même s'ils ne défilent pas ensemble aujourd'hui, "il n'y a pas de guerre syndicale", sur Europe 1. Simplement, avec la CGT, "nous ne partageons pas le même avis sur la démocratie sociale. Pour être utile, les syndicats ne peuvent pas ne faire que relayer la colère des salariés".

A quelques jours du deuxième anniversaire de François Hollande à l'Elysée, le chef de la confédération a qualifié ses deux années à l'Elysée de "difficiles" pour les salariés, qui succèdent à cinq autres.

Quant au dossier Alstom, le leader syndical a dénoncé "un scandale": "que les représentants des salariés aient appris cela dans la presse". Sans choisir une offre ou une autre, la CFDT favorise "la logique d'alliance plutôt que de vendre". Le risque, selon lui, serait que ce soit "les Américains qui décident à qui l'on vend les turbines pour les centrales nucléaires".

7h45 - Thierry LePaon appelle François Hollande à respecter ses engagements, "ce qui n'est pas le cas". Le leader de la CGT n'a "ni regret, ni remord" quant à l'appel de la centrale à voter pour le socialiste en 2012. Sur RTL ce 1er mais, il rappelle toutefois que c'est son prédécesseur, Bernard Thibault, qui l'a formulé.

Le syndicaliste a regretté que les députés aient voté le plan d'économie de Manuel Valls, mardi. "Ils n'ont pas bien mesuré leur responsabilité dans cette affaire", a-t-il ajouté.

Dans l'affaire Alstom, Thierry Lepaon, qui incitait l'Etat à monter au capital du Français, a regretté que "l'Airbus de l'énergie, c'est comme tout, c'est une idée". Mais il manque la volonté politique pour l'appliquer.

Le titre de l'encadré ici

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L'essentiel

> Les syndicats dénoncent le gel du niveau des traitements des fonctionnaires et des pensions de retraites votés mardi

> Le Pacte de responsabilité les divise, tout comme leur position vis-à-vis de Manuel Valls

> Cette année encore, ils défilent séparément, CGT et FO d'un côté, CFDT et UNSA de l'autre

Nina Godart et Julien Marion