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Réprésentativité syndicale: La CFTC reste à la table des négociations

Les syndicats historiques continueront à prendre part aux négociations, leur représentativité est maintenue par le ministère du Travail.

Les syndicats historiques continueront à prendre part aux négociations, leur représentativité est maintenue par le ministère du Travail. - -

Le ministère du Travail a rendu son verdict ce vendredi matin: la CFTC peut continuer à participer aux négociations syndicales. Avec 9,3% des voix, la confédération reste représentative.

La confédération, presque centenaire, a eu chaud. Mais finalement, la CFTC rassemble 9,3% des voix, suffisamment pour être représentative des salariés français, a déclaré le ministère du Travail, ce vendredi 29 mars, lors de la révision de la représentativité des syndicats.

Depuis la loi du 20 août 2008, une organisation syndicale n’est considérée comme représentative que si elle a obtenu au moins 8% des suffrages lors des élections professionnelles. L'enjeu pour les syndicats, c'est de participer aux négociations sur l'emploi au niveau de la branche et au niveau national.

La CGT, premier syndicat français

Peu de changements donc. Les cinq grands syndicats (CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC) restent tous autour de la table des négociations pour les quatre prochaines années. La CGT arrive en tête, avec 26,77%, suivie de la CFDT qui comptabilise 26% des suffrages. FO se place troisième, et la CFE-GCE quatrième, avec 9,43%.

Solidaires, qui regroupe les syndicats SUD et l’Unsa, ne parvient pas s'imposer. Cette dernière peine trouver sa place dans les quatre branches imposées par la loi de 2008 pour accéder à la représentativité, à savoir l’industrie, la construction, le commerce et les services.

FO renforce sa position

La loi prévoit désormais qu’un accord n’est valable qu’à condition d’être signé par des organisations valant au moins 30% des voix, et à condition que des confédérations pesant une majorité des suffrages ne s’y opposent pas.

Autrement dit, FO, avec 15,94% des voix, peut faire pencher la balance au gré des alliances, et bloquer les processus de négociations.

Audrey Dufour