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Réforme du droit du travail: Mailly n'est "ni naïf ni suspicieux"

Invité de BFMTV ce lundi à la veille de la première rencontre entre les syndicats et Emmanuel Macron, le secrétaire général de Force ouvrière a indiqué être ouvert à la démarche du président de la République. "Je veux des précisions, tout ne se réglera pas demain", prévient-il néanmoins.

C'est le premier grand-rendez-vous social d'Emmanuel Macron. Mardi, le président de la République recevra l'ensemble des leaders syndicaux pour aborder une première fois la réforme du droit du travail. Un sujet sur lequel il souhaite légiférer par ordonnances, via une loi d'habilitation. Le président compte notamment donner davantage de primauté à l'accord d'entreprises par rapport à l'accord de branche.

Invité de BFMTV à la veille de ce grand rendez-vous, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, a rappelé que pour le moment le projet du président de la République était encore peu avancé.

"Je veux des précisions. Tout ne se réglera pas demain car j'ai bien compris qu'il veut redonner du sens à la Ve République. Donc le président donne les orientations et le gouvernement suit derrière. Je pense que l'on devrait voir assez rapidement le Premier ministre", a-t-il déclaré.

Ne pas "casser le code du travail"

Et à l'heure actuelle "tout n'est pas si clair sur le droit du travail sur l'articulation de la hiérarchie des normes", a-t-il ajouté.

Pour l'heure Jean Claude Mailly se dit plutôt ouvert. "Je ne suis pas naïf, je sais ce qu'il disait auparavant (…) mais en même temps je ne suis pas non plus suspicieux a priori. Être syndicaliste c'est aussi être pragmatique c'est aussi juger sur les actes. Je ne fais pas de procès a priori. S'il tient compte de ce que l'on dit sur tout une série de points ça peut avancer, sinon ça coincera", développe le leader syndical.

Jean-Claude Mailly estime ainsi que "tant sur la méthode que sur le fond, la balle est dans leur camp, au président et au gouvernement". Mais il prévient que si Emmanuel Macron "veut casser le code du travail, il y aura problème". De même, il conseille au locataire de l'Élysée d'"éviter de cliver socialement".

J.M.