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Rebsamen donne un coup de canif à son objectif de moins de 3 millions de chômeurs en 2017

François Rebsamen était l'invité de BFM Business ce vendredi 23 mai.

François Rebsamen était l'invité de BFM Business ce vendredi 23 mai. - -

François Rebsamen, ministre du Travail, était l'invité de BFM Business ce vendredi 23 mai. Il a estimé que, l’objectif fixé pour la baisse du chômage "n'est pas irréaliste", mais il a ouvert une porte de sortie en expliquant que, si ce n'est pas le cas à la fin du quinquennat, ce sera "très prochainement" après.

"Nous allons nous en sortir, ce pays a une potentialité incroyable". François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi et du dialogue social, était l'invité de BFM Business ce vendredi 23 mai et il est revenu sur les chiffres de l'emploi.

A ses détracteurs qui estiment que le chiffre de 3 millions de chômeurs à la fin du quinquennat, François Rebsamen répond: "il faut se donner des objectifs, des objectifs ambitieux". Et il est persuadé que les 41 milliards de charges en moins pour les entreprises donneront forcément des résultats. Ce que le ministre du Travail veut avant tout c'est redonner la confiance aux entreprises.

Néanmoins, s'il estime que cette baisse du chômage "n'est pas irréaliste", il n'exclut pas la possibilité de ne pas y arriver. "Je sais la difficulté de la choses. Nous serons sur la pente des 3 millions", a-t-il déclaré. Et il a ajouté: "si à ce moment-là (2017), nous n'y sommes pas, nous y serons très prochainement".

La politique actuelle n'est pas dans la tradition de la gauche

Par ailleurs, le ministre du Travail est revenu sur le pacte de responsabilité et il a assuré qu'il y aurait un retournement de l'emploi. Néanmoins, il a reconnu que les négociations trainaient dans les branches. Il en a appelé à la responsabilité des syndicats et du patronat. "En juin, les négociations vont partir".

François Rebsamen a également affirmé que l'une des priorités du gouvernement était la lutte contre la fraude : "lutter contre la fraude sociale, fraude sur les travailleurs détachés". Et il a précisé que c'était une demande du patronat et des salariés.

Et enfin, il a reconnu que la politique actuelle, qui est "la seule qui permette au pays de se relever", n'est pas facile à accepter par l'ensemble du gouvernement et des acteurs politiques. "Ce n'est pas la tradition de la gauche". Il a ajouté qu'il fallait être efficace et écoute les chefs d'entreprises.

Diane Lacaze