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Quatre salariés sur 10 s'ennuient parfois au travail

10% des salariés éprouvent même un sentiment d'ennui récurrent.

10% des salariés éprouvent même un sentiment d'ennui récurrent. - BFM Business

43,5% des salariés disent éprouver de temps à autre un sentiment d'ennui au bureau, selon des données publiées par le ministère du Travail. Pour 10%, d'entre eux, ce problème est même récurrent.

Vous ennuyez-vous parfois au travail? Si vous répondez "oui", sachez que plus de quatre salariés sur 10 sont dans la même situation que vous. 43,5% exactement, si l'on en croit les données publiées par le ministère du Travail ce vendredi 15 octobre.

Pour 10% d'entre eux ce sentiment est même récurrent. Si 56,5% des salariés affirment ne "jamais" s'embêter, 7,7% confient trouver leur travail soporifique "souvent" et 2,3% "toujours" .

Les ouvriers semblent plus que les autres éprouver ce sentiment: seuls 50,3% ne s'ennuient jamais, contre 56,6% des employés et 61,1% des cadres. Ils sont également ceux qui se plaignent le plus de ne jamais pouvoir faire des choses qui leur plaisent (16% contre 9,3% des employés et 1,7% des cadres).

Plus on est âgé moins on s'ennuie au travail

L'ennui semble diminuer avec l'âge. Si 67,5% des 20-24 ans déclarent s'ennuyer parfois, souvent ou toujours, la proportion baisse progressivement à 34,8% chez les plus de 55 ans.

Les agriculteurs salariés, comme les fonctionnaires, affirment quant à eux à plus de 60% qu'ils ne s'ennuient "jamais", tandis qu'une majorité de salariés confient s'ennuyer dans les secteurs des transports et l'industrie agro-alimentaire.

Ces résultats sont extraits de l'enquête Conditions de travail menée auprès d'un échantillon de 34.000 personnes en emploi interrogées en face à face en 2013, ainsi que 6.700 salariés du public et du secteur hospitalier et 4.800 salariés d'Outre-mer. Réalisée notamment par la Dares (ministère du Travail), la Drees (ministère de la santé) et l'Insee, elle est menée tous les 7 ans environ et explore de nombreuses thématiques (organisation du travail, risques et accidents, usage des outils des technologies...).

J.M. avec AFP