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Pierre Moscovici: "Nous nous battrons pour que le projet Ulcos voit le jour"

Pierre Moscovici est prêt à aller à Bruxelles défendre le projet Ulcos

Pierre Moscovici est prêt à aller à Bruxelles défendre le projet Ulcos - -

Le ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a assuré à BFMTV-RMC, ce vendredi 7 décembre, que le gouvernement défendra l’accord passé avec Mittal, et la création du projet Ulcos.

L’exécutif continue de monter au créneau pour défendre l’accord passé avec ArcelorMittal sur le devenir du site de Florange et de ses hauts fourneaux. Après Jean-Marc Ayrault et François Hollande, c'était au tour du ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, de le faire. Ce vendredi 7 décembre, sur BFMTV-RMC, il a insisté: cet accord "a été durement négocié".

Un accord qui prévoyait que le projet de reconversion du site, à travers Ulcos, puisse redémarrer l’activité des hauts fourneaux. Or, ArcelorMittal a annoncé hier qu’il renonçait, pour le moment, à ce projet.

Mais Pierre Moscovici ne considère pas que cette décision remette en cause l’accord passé avec Mittal. Au contraire, il assure: "Nous nous battrons pour que le projet Ulcos voit le jour" et s’il le faut, le ministre est prêt "à aller lui-même à la Commission européenne" pour défendre le projet. Il affirme que le gouvernement "est mobilisé".

Seulement, les efforts de Pierre Moscovici porteront sur un "Ulcos II"."Ulcos I connaît des difficultés techniques et la Commission européenne ne soutient pas ce projet", reconnaît le ministre, reprenant les arguments d’ArcelorMittal.

Il indique au passage que cette deuxième mouture du projet écologique pourrait voir le jour d’ici "trois à six ans".

"Je ne suis pas hostile à la nationalisation, dans certaines situations"

Pierre Moscovici dit également "comprendre la colère" des salariés de Florange et leur assure que le gouvernement est "à leur écoute et à leur côté".

Revenant sur la possible nationalisation temporaire du site de Florange, il donne sa position sur une telle possibilité: "En tant que ministre de l’Economie je n’y suis pas hostile dans certaine situation. Dans le cas, par exemple, où les intérêts stratégiques de la nation sont en jeu ou qu’une entreprise connaît des grands problèmes de liquidité".

En revanche, Pierre Moscovici estime qu’une nationalisation ne se justifie pas pour une entreprise qui connaît des problèmes de compétitivité.

Dans le cas du bras de fer avec Mittal, il juge que cette solution "était légitime" car elle "permettait de manier les armes dans un rapport de force" avec le sidérurgiste. Une façon surtout de ne pas lâcher Arnaud Montebourg, qui avait vivement défendu cette idée de nationalisation temporaire.

Julien Marion