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Pierre Gattaz se déclare candidat à la tête du Medef

Pierre Gattaz espère contrecarrer les plans de Laurence Parisot

Pierre Gattaz espère contrecarrer les plans de Laurence Parisot - -

Le fils de l’ex-patron des patrons, Yvon Gattaz, a annoncé sa candidature à la présidence du Medef, ce lundi 14 janvier. Il compte faire obstacle à Laurence Parisot qui veut prolonger son mandat à la tête de l'organisation patronale.

Un rival de plus pour Laurence Parisot ! Après Jean Claude Volot, Pierre Gattaz a déclaré sa candidature à la présidence du Medef auprès des membres du comité exécutif, ce lundi 14 janvier.

Ce dernier se réunit ce lundi pour examiner la réforme des statuts réclamée par Laurence Parisot. Pierre Gattaz espère ainsi contrecarrer les plans de la patronne des patrons de rester deux ans de plus. Il s'est fait un prénom dans le monde de l'entreprise.

"Pierre Gattaz, c'est un héritier de son temps", confie ainsi un fin connaisseur des relations sociales. "Héritier" car il n'est autre que le fils d'Yvon gattaz, l'ancien patron du CNPF (Conseil national du patronat français), ancêtre du Medef, dans les années 80, et le fondateur du groupe Radiall, un équipementier électronique. Pierre Gattaz a repris la direction de la PME familiale, devenue depuis une entreprise internationale présente sur quatre continents.

Favorable à des mandats plus courts

Mais Pierre Gattaz n'est pas seulement un héritier. Il est le président du GFI, le groupement des fédérations industrielles, une composante importante de l'IUMM, la puissante fédération de la métallurgie.

Cette dernière fédération se prononcera justement la semaine prochaine sur l'épineuse question des statuts et aura une voix de poids au sein du Medef.

Mais rien ne permet d'affirmer que la fédération soit à 100% derrière sa candidature. Car pour l'instant, Pierre Gattaz n'a rien dévoilé de son programme. Il s'est juste dit, ce matin, partisan d'un mandat de trois ans, éventuellement renouvelable. Actuellement, les statuts prévoient un mandat de cinq, renouvelable une fois sur trois ans.

Le mot d'ordre semble donc se résumer pour l'instant à "tout sauf Parisot".

Le titre de l'encadré ici

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Les réactions sur BFM Business à propos de l’offensive de Laurence Parisot:

 > Jean-Claude Volot, candidat à présidence du Medef

"Tout a été pensé depuis des mois pour se passer ainsi. Le but est que Laurence [Parisot] puisse exercer sa présidence au-delà des huit ans qui vont s’achever et puisse préparer la suite. Tout cela est embêtant sur le plan moral et de l’expression démocratique des entreprises".

 > Leonidas Kalogeropolous, PDG de Médiation&Arguments et vice président d'Ethic

"Que [Laurence Parisot] termine son mandat sur l’échec d’une modification des statuts du Meder pour jouer les prolongations serait la pire des sorties pour elle. Elle doit résister à de vilaines tentations".

Delphine Liou