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Petroplus: un revirement inattendu

Cinq repreneurs se sont manifestés pour la reprise de la raffinerie Petroplus, mardi 5 février.

Cinq repreneurs se sont manifestés pour la reprise de la raffinerie Petroplus, mardi 5 février. - -

Cinq offres de reprise du site de Petit-Couronne ont été déposées in extremis, mardi 5 février. Deux d'entre elles, dont un repreneur égyptien surprise, sont "sérieuses" selon le gouvernement.

Du côté de Matignon, on a savamment entretenu le flou autour d’une éventuelle reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. Lundi 4 février au soir, les services du Premier ministre se déclaraient encore pessimistes sur les chances de retrouver un repreneur crédible. Par volonté de ne pas donner de faux espoirs aux salariés, ou tout simplement par manque d’information, l’exécutif n’a donné aucune indication sur les candidats à la reprise du site.

L'Etat pourrait prendre une participation dans Petroplus

Car le lendemain, coup de théâtre. Cinq offres de reprise sont désormais sur la table, dont un groupe égyptien qui n'avait pas auparavant manifesté son intérêt pour le site rouennais, selon le gouvernement.

Deux de ces offres "paraissent sérieuses et financées", a annoncé le ministère du Redressement productif dans une déclaration à l'AFP. "Il s'agit de l'investisseur suisse Terrae et de l'énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat", a précisé le ministère, ajoutant que "le gouvernement a accompagné ces repreneurs et poursuit ses efforts au côté des industriels de manière à rendre possible la reprise de la raffinerie".

Il est en effet question pour l’Etat de prendre une participation minoritaire via le Fonds stratégique d’investissement, comme l’avait envisagé Arnaud Montebourg mardi matin. Jean-Marc Ayrault lui avait emboîté le pas peu après. Une façon d’affirmer que l’Etat a fait "son devoir", comme l’avait promis François Hollande, début janvier.

De son côté, le groupe égyptien "a souhaité que l'Etat participe à concurrence de 20 ou 25% maximum au capital social mais il s'agit d'un souhait, il ne s'agit pas d'une demande nécessaire à l'investissement". Son offre de reprise serait donc maintenue sans la participation de l'Etat.

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