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Petroplus: les salariés accusent l'Etat d'entraver la reprise du site

Des repreneurs potentiels existent toujours pour Petroplus.

Des repreneurs potentiels existent toujours pour Petroplus. - -

Les salariés de la raffinerie ont accusé, ce mardi 20 août, le gouvernement de faire obstacle à une reprise du site. Ils estiment que les autorités ne facilitent pas les démarches des repreneurs potentiels.

Les salariés de Petroplus mettent en cause l'Etat. Ce mardi 20 août, ils ont à nouveau accusé ce dernier d'entraver une éventuelle reprise du site de Petit-Couronne, mis en liquidation en avril dernier.

Malgré le rejet des offres de reprise jugées peu crédibles par le tribunal de commerce de Rouen, l'intersyndicale continue à se battre pour "la défense du raffinage en France, le maintien de notre outil de travail et de nos emplois", a déclaré à l'AFP son porte-parole, Yvon Scornet.

Selon lui, le libyen Murzuq Oil, qui reste candidat à la reprise, se voit réclamer 15 millions d'euros supplémentaires alors que son dossier est "finalisé". Un autre candidat africain, dont Yvon Scornet n'a pas voulu dévoiler le nom, "rencontre les pires difficultés pour avoir le droit à une visite technique", a-t-il ajouté.

"Silence radio du gouvernement"

Selon lui, l'intersyndicale a pris contact avec les entourages du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, et des Affaires étrangères, Laurent Fabius, pour mettre fin à ces entraves administratives mais n'a pas reçu de réponse.

"Le gouvernement fait silence radio et considère que la seule information sur Petroplus est que le dossier est clos et que l'on doit trouver un autre avenir au site", a écrit l'intersyndicale dans un communiqué.

"Les salariés du site en ont marre des belles phrases. Il est largement possible de sauver ce site et nous voulons vraiment un soutien actif de l'Etat français", ajoute-t-elle.

Au lendemain du rejet des offres de reprise, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avait déclaré que les autorités rechercheraient "un repreneur jusqu'au bout" pour Petroplus, assurant que le gouvernement ne voulait "pas laisser tomber maintenant" le personnel du site, qui comptait 470 salariés en avril.

J.M. avec AFP