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Petroplus: la CGT veut profiter de l'accord sur le nucléaire iranien

La raffinerie Petroplus a fermé ses portes en avril dernier.

La raffinerie Petroplus a fermé ses portes en avril dernier. - -

L'organisation syndicale a appelé le gouvernement français à relancer la piste d'une reprise de la raffinerie par le groupe iranien Tdbir, lundi 25 novembre. Elle veut profiter de l'accord conclu la veille entre l'Iran et l'Occident.

La CGT veut rebondir sur l'accord historique conclu, dimanche 24 novembre, sur le nucléaire iranien. La section locale de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) a ainsi appelé, ce 25 novembre, le gouvernement français à relancer la piste d'une reprise du site par le groupe iranien Tadbir.

"Nous vous demandons (...) d'adresser un message clair aux dirigeants iraniens, certifiant que la France serait prête à étudier une proposition industrielle iranienne", indique le syndicat dans une lettre ouverte à l'exécutif et au président François Hollande.

"Une action sur ce dossier aurait pour effet immédiat de sauver plus de 4.500 emplois (dans) notre bassin d'emplois et permettrait enfin d'inverser la courbe de destruction du raffinage en France", affirme la CGT.

Le préfet n'y croit plus

Première société pétrolière privée iranienne, Tadbir Energy Development Group avait présenté un projet de reprise du site de Petit-Couronne en 2012. Mais ce projet a été jugé insuffisant et a finalement été écarté -comme les autres dossiers en lice- par le tribunal de commerce de Rouen, le 16 avril.

La raffinerie, qui employait encore 470 salariés, a cessé son activité en avril dernier, après avoir déposé son bilan en janvier 2012 à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse.

La CGT, elle, continue de croire que trois ou quatre des dossiers présentés, dont celui du groupe iranien, pourraient permettre de sauver le site.

Une démarche qualifiée de "combat d'arrière-garde" par la préfecture de Seine-Maritime. Mi-octobre, le préfet Pierre-Henry Maccioni avait rappelé qu'en l'absence de repreneur "crédible", il appartenait désormais de "procéder à un repositionnement industriel et portuaire". La CGT tient cependant à une poursuite du raffinage sur ce site historique.

Y. D. avec AFP