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Petroplus: aucune des cinq offres de reprise n'est recevable

Un comité d'entreprise exceptionnel était tenu, ce mercredi 6 février à Petit-Couronnne

Un comité d'entreprise exceptionnel était tenu, ce mercredi 6 février à Petit-Couronnne - -

Faute de garanties financières suffisantes, aucun des cinq candidats à la reprise de la raffinerie de Petit-Couronne n'a trouvé grâce auprès des administrateurs judiciaires. Ils ont jusqu'au 16 avril pour compléter leurs offres.

Le répit aura été de courte durée pour les 470 salariés du site de Petit-Couronne. Des cinq offres de reprise de la raffinerie Petroplus déposées hier, mardi soir, aucune n'a été considérée comme valable.

"Aucun des dossiers déposés ne constitue (...) une offre susceptible d'être présentée au tribunal dans l'objectif d'un plan de cession", ont ainsi annoncé, ce mercredi 6 février, les administrateurs provisoires du groupe.

Par conséquent, aucune audience au tribunal de commerce de Rouen n’est prévue, dans l’immédiat pour statuer sur une éventuelle reprise du site. Et une procédure de consultation en vue d'un plan de sauvegarde pour l'emploi (PSE) a été ouverte.

Ce plan social ne signifie pas pour autant la fin de la recherche d’un repreneur, car un nouveau délai a été accordé aux candidats pour déposer une offre ferme. Ils ont jusqu’au 16 avril,date à laquelle la raffinerie en liquidation doit juridiquement disparaître.

Arnaud Montebourg, qui avait annoncé mardi ces cinq offres, reconnaissait qu'elles avaient besoin "d'être finalisées".Le ministre du Redressement productif recevra vendredi l'un des repreneurs de Petroplus.

Se méfier de "la coquille vide"

Le ministère du Redressement productif avait indiqué que sur les cinq offres de reprise du site, deux étaient "sérieuses".

Il s’agissait de celles émanant de l'investisseur suisse Terrae et de l'énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat. Au sujet de cette dernière offre, une source proche du FSI a confié à BFMbusiness.com que le dossier "n’a pas l’air très sérieux". "Il faut faire attention à la coquille vide", a ajouté cette source.

La porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, avait auparavant affirmé, ce mercredi à la sortie du Conseil des ministres que "certaines offres" de reprise du site Petroplus de Petit-Couronne pourraient se faire sans qu'il y ait d'"apport" de l'Etat, via le FSI.

Arnaud Montebourg puis Jean-Marc Ayrault avaient indiqué hier, que l’Etat était prêt à prendre une participation minoritaire dans le capital du site, pour accompagner une offre de reprise "crédible".

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