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Patronat et syndicats vont s'écharper sur l'avenir des contrats de travail

La présidente du Medef a fait parvenir de nouvelles propositions aux syndicats

La présidente du Medef a fait parvenir de nouvelles propositions aux syndicats - -

Les négociations sur la sécurisation de l'emploi redémarrent ce vendredi 30 novembre. Face au patronat qui réclame plus de flexibilité, les syndicats veulent notamment rendre plus contraignante l'utilisation des contrats courts de travail.

Nouvelle séance de négociation, ce vendredi 30 novembre, entre partenaires sociaux autour de la sécurisation de l'emploi alors que la date butoire de la fin de l'année fixée par l'Elysée pour aboutir à un accord se rapproche.

Jeudi soir, le Medef a fait parvenir aux syndicats de nouvelles propositions contenant quelques avancées par rapport au texte présenté il y a un mois. Celui-ci avait soulevé l'ire des syndicats. Désormais, l'organisation présidée par Laurence Parisot propose en particulier des améliorations relatives à l'indemnisation du chômage à la fin d'un contrat de travail de courte durée. Mais le patronat ne veut toujours pas entendre parler de taxation accrue des contrats courts, comme l'envisagent le gouvernement et les syndicats.

Aujourd'hui pourtant, 3 salariés sur 4 décrochant un contrat de travail signent un engagement de moins d'un mois. Les temps partiels imposés eux, touchent les femmes à 80 %.

Les syndicats réclament donc des dispositifs qui responsabilisent les employeurs. Ils voudraient en particulier que les patrons voient leurs cotisations chômage varier en fonction de la durée des contrats. Avec comme objectif de décourager le recours abusif aux contrats courts.

Mais cette question a exposé au grand jour les tensions entre le Medef et la CGPME : si le premier s'est dit prêt à travailler sur la taxation des emplois précaires, la seconde organiation patronale ne veut pas en entendre parler : les PME sont, en effet, de grosses utilisatrices et pourvoyeuses de contrats courts.

Elles veulent donc un compromis qui prenne en compte leurs spécificités. Les patrons de PME veulent bien d'un accord sur la sécurisation de l'emploi "mais pas à n'importe quel prix".

Delphine Liou et BFMbusiness.com