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Pas de coup de pouce pour le Smic

Au 1er janvier, le Smic sera de 9,67 euros bruts de l'heure.

Au 1er janvier, le Smic sera de 9,67 euros bruts de l'heure. - Joel Saget - AFP

Le gouvernement a décidé que le Smic augmentera  de 0,6% au 1er janvier. Pas de coup de pouce mais il n'a pas non plus appliqué à la lettre le calcul de la hausse automatique, qui aurait mené à une revalorisation de 0,5%.

C'était attendu, c'est enfin officiel. Le Smic ne connaîtra pas de coup de pouce au 1er janvier. Il augmentera de 0,6%, comme prévu, et passera donc de 9,61 à 9,67 euros bruts de l'heure. Une personne rémunérée au Smic touchera donc 1.466,62 euros bruts mensuels. 

Le ministère a suivi les recommandations du groupe d'experts sur le Smic, une instance consultative composée d'économistes. Cette année encore, le groupe avait conseillé de "s'en tenir à l'indexation légale du Smic", pour ne pas "ajouter à l'incertitude" en ces temps de faible reprise économique. "Dans le contexte actuel, nous considérons qu'un coup de pouce n'est pas la meilleure solution pour augmenter le pouvoir d'achat compte tenu de ses effets sur le coût du travail et donc l'emploi", a déclaré Myriam El Khomri aux partenaires sociaux.

Le gouvernement n'a toutefois pas appliqué à la lettre le calcul de la hausse automatique du Smic, qui aurait mené à une revalorisation de 0,5%. "Nous avons décidé de ne pas tenir compte de la baisse de l'indice des prix" pour les 20% de ménages les plus modestes (-0,1%), l'un des critères pour calculer la hausse du Smic, a indiqué Myriam El Khomri.

En l'absence d'un "petit plus", le Smic bénéficie chaque année d'une hausse mécanique, qui correspond à la somme du taux d'inflation hors tabac pour les 20% de ménages les plus modestes et de la moitié du gain de pouvoir d'achat du salaire horaire de base ouvrier et employé (SHBOE).

Revendications de 4 syndicats 

Cette annonce a été faite aux partenaires sociaux lors d'une réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC), composée de représentants des partenaires sociaux. Comme lors des trois dernières revalorisations, le gouvernement n'a pas accordé de coup de pouce, ont précisé les représentants de la CGT, de Force ouvrière et de la CFTC à la CNNC.

L'exécutif n'a pas accédé aux revendications de quatre syndicats - la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC - qui réclamaient un geste. C'est "affligeant", a réagi à chaud Pascal Debay, représentant de la CGT à la CNNC, auprès de l'AFP.

D. L. avec AFP