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Pas de "coup de pouce" pour le Smic en 2017

Le salaire minimum sera revalorisé de 0,93% au 1er janvier 2017, a annoncé le gouvernement ce lundi. Une nouvelle année sans "coup de pouce".

Le Smic augmentera de 0,93% au 1er janvier, passant de 9,67 à 9,76 euros brut de l'heure, sans "coup de pouce". Le gouvernement a confirmé cette augmentation minimale ce lundi. Depuis l'élection de François Hollande, le salaire minimum a augmenté de 56 euros.

Une personne rémunérée au Smic touchera donc 1.480,27 euros brut mensuels, soit une hausse de 13,65 euros par rapport à 2016. Le Smic net s'établit, quant à lui, autour de 1.153 euros, en hausse de 11 euros. 

"10 baguettes tradition de plus"

Comme lors des quatre dernières revalorisations, le gouvernement n'a pas accordé de coup de pouce", se contentant d'appliquer le calcul de revalorisation mécanique du Smic, qui dépend de l'inflation et de l'évolution des salaires pour les ménages les plus modestes.

Malgré des "signes vraiment encourageants" pour l'économie française, les perspectives "restent soumises à de nombreux aléas", a expliqué Myriam El Khomri aux partenaires sociaux, citant, selon le texte de son discours, les "prix du pétrole", les "taux de change" et les "taux d'intérêt".

Souhaitant "couper court aux procès en trahison", la ministre a, par ailleurs, considéré "qu'un 'coup de pouce' au Smic n'est pas la meilleure solution pour améliorer le pouvoir d'achat de nos concitoyens", lui préférant notamment une "baisse de la fiscalité" ou "la prime d'activité", qui a fusionné début 2016 le RSA Activité et la prime pour l'emploi.

Myriam El Khomri a ainsi repris les arguments du groupe d'experts sur le Smic, une instance consultative composée d'économistes. Cette année encore, le groupe avait déconseillé d'aller "au-delà de la formule légale d'indexation" du Smic, pour ne pas introduire "un risque de déstabilisation" dans un contexte économique "encore fragile". Il avait aussi jugé la "prime d'activité" plus "efficace" pour lutter contre la pauvreté.

L'exécutif n'a pas accédé aux revendications de la CGT, de Force ouvrière et de la CFTC qui réclamaient d'aller au-delà de la hausse mécanique du salaire minimum. La hausse du Smic "permettra généreusement d'acheter 10 baguettes tradition de plus", a ironisé Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de FO, dans un tweet.

N.G. avec AFP