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Paris: des milliers de salariés d'Alstom passés chez GE en colère

Les salariés de General Electric, de plusieurs pays européens, protestent contre le plan de restructuration qui prévoit la suppression de 6.500 emplois en Europe dans les activités d'Alstom reprises par l'industriel américain.

Les salariés de General Electric, de plusieurs pays européens, protestent contre le plan de restructuration qui prévoit la suppression de 6.500 emplois en Europe dans les activités d'Alstom reprises par l'industriel américain. - Thomas Samson-AFP

"De 2.500 à 3.000 salariés de General Electric protestaient ce 8 avril à Paris contre le plan de suppression de 6.500 postes en Europe. En cause, la restructuration des activités énergie d'Alstom reprises par GE fin 2015."

Le plan de restructuration de GE en Europe ne passe pas auprès des salariés concernés. Ils étaient quelques milliers à défiler, entre 2.500 et 3.000, ce vendredi 8 avril 2016, dans le quartier d'affaires de La Défense contre le plan de restructuration annoncé en janvier 2016. Ce plan touche 6.500 des 35.000 ex-Alstom, dont 765 dans les deux ans en France. 1.700 postes seront supprimés en Allemagne, 1.300 en Suisse, environ 500 au Royaume-Uni comme en Espagne.

Le plus gros contingent, soit environ 700 manifestants, était venu d'Allemagne, mais d'autres étaient des salariés d'Espagne, d'Italie, de Belgique, de Pologne, de Suisse ou de France.

Sur le parvis de la Défense, à l'ouest de Paris, les manifestants étaient rassemblés sous la bannière d'industriAll, qui rassemble de nombreux syndicats européens du groupe.

Les sites franciliens des ex-activités énergie d'Alstom très touchés

General Electric, qui a racheté en novembre l'ancien pôle énergie d'Alstom, justifie ces mesures par un marché difficile et la "nécessité de rendre de la compétitivité" aux activités de l'ex-Alstom.

En France, les emplois menacés concernant principalement plusieurs sites franciliens, situés à Massy (Essonne), La Défense et Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Le site de Belfort dans l'est de la France, est a priori épargné par le plan de suppression de postes.

Le groupe américain a assuré au gouvernement français, lors de la reprise des activités énergie d'Alstom, qu'il créerait 1.000 emplois sur trois ans et avait réitéré son engagement lors de la présentation de son plan de restructuration début 2016.

Toujours en France, dans un cas similaire, le rachat d'Alcatel-Lucent par Nokia avait donné lieu à des engagements de créations de postes dans l'hexagone mais a aussi donné lieu à un plan de restructuration qui va aboutir à plusieurs milliers de suppressions de postes en Europe d'ici 2018.

F.B avec AFP