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Muriel Pénicaud réagit aux manifestations de mardi: "Le gouvernement ne va pas reculer"

Réagissant aux manifestations contre les ordonnances, la ministre du Travail a affirmé mettre en oeuvre "ce que les Français demandent". Muriel Pénicaud assure que la concertation se poursuit sur les décrets d'application des ordonnances qui préciseront certains points.

Muriel Pénicaud n'a guère été impressionnée par les manifestations de ce mardi 12 septembre contre les ordonnances réformant le code du travail. "La réforme du droit du travail est le fruit d'un engagement de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron qui a été confirmé par les législatives. Plus de 300 heures de concertation s'en sont suivies. Nous mettons en oeuvre ce que les Français nous demandent, donc le gouvernement ne va pas reculer" a affirmé la ministre du Travail sur les antennes de RMC et BFMTV.

"Pour les accords d'entreprise, nous faisons le pari, appuyé sur l'expérience, de la négociation entre direction et syndicats d'entreprise sur fond de convergence entre performances économiques et sociales. De même, pour ce qui sera négocié au niveau des branches, il n'y aucune raison de penser que les syndicats ne vont pas jouer leur rôle et accepter n'importe quoi" a commenté la ministre.

La concertation se poursuit sur les décrets à venir

La concertation se poursuit encore sur les décrets d'application qui préciseront certains points des ordonnances. "Il n'y aura pas beaucoup de décrets mais ils pourront encore évoluer" a ajouté Muriel Pénicaud.

"Le droit du travail n'est pas une baguette magique contre il est indispensable pour lutter contre le chômage de masse. En introduisant plus d'agilité dans les textes, la future loi peut contribuer à le réduire au même titre que que les futures réformes de la formation ou de l'assurance chômage" souligne la ministre. À ce sujet, Muriel Pénicaud a confirmé que les concertations sur la réforme de l'apprentissage, de la formation et de l'assurance chômage débuteront en octobre 2017 et auront pour objectif le dépôt d'un projet de loi au Parlement dès le printemps 2018.

Frédéric Bergé