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La réforme du code du travail mobilise autant que la loi El Khomri (pour l'instant)

La CGT s'est dite satisfaite de la mobilisation

La CGT s'est dite satisfaite de la mobilisation - Philippe Huguen - AFP

Le nombre de manifestants a été en quasiment identique à celui de la première journée de manifestation contre la loi El Khomri. Et ce malgré les divisions syndicales sur le texte.

La mobilisation a finalement été forte. Ce mardi 12 septembre avait lieu la première journée de manifestation contre la réforme du code du travail, lancée à l'initiative de la CGT.

Le nombre de manifestants a été quasiment aussi important que lors de la première journée de manifestation contre la loi El Khomri, le 9 mars 2016. À Paris, la CGT a recensé 60.000 manifestants, contre 100.000 en mars 2016.

Mais la mobilisation a été forte en province. Ainsi, sur l'ensemble du territoire, la CGT a indiqué avoir comptabilisé 400.000 manifestants, contre 450.000 le 9 mars 2016. Le ministère de l'Intérieur a lui fait état de 223.000 personnes soit quasiment autant qu'en 2016 (224.000 personnes). La place Beauvau a également indiqué que 13 personnes, au total, ont été interpellées.

"Une bonne première pour la CGT"

Philippe Martinez, le leader de la CGT, s'était réjoui de cette mobilisation. "Pour une première c'est une bonne première, on a eu des cortèges dynamiques. C'est une très bonne journée pour le monde du travail", a-t-il estimé sur Europe 1.

Alors qu'une véritable intersyndicale s'était mise en place contre le texte présenté par le précédent exécutif, les syndicats étaient cette fois en ordre dispersé face à cette nouvelle loi. Ce qui n'a donc pas empêché le nombre de manifestants d'être presque aussi important.

"De fait il y avait du monde", a d'ailleurs reconnu le leader de la CFDT Laurent Berger sur BFMTV.

Au-delà de la CGT, Solidaires et la FSU avait également appelé à battre le pavé. Ce qui n'était pas le cas de Force Ouvrière, qui avait pourtant été une force d'opposition importante face à la loi El Khomri, ni de la CFDT, ou de la CFE-GCG. Même si certaines fédérations et unions départementales de FO ou de la CFDT ont fait le choix de ne pas suivre les consignes de leurs bureaux confédéraux.

Jean-Claude Mailly a plusieurs fois justifié son choix de ne pas appeler à la mobilisation en citant la méthode employée par le gouvernement. Là où les syndicats avaient considéré avoir été mis devant le fait accompli pour la loi El Khomri, le gouvernement Philippe a fait le choix de les consulter pendant trois mois.

"À partir du moment où l'on a obtenu une concertation il fallait y aller. D'autres ont choisi d'appeler à une journée de mobilisation sans rien demander à personne, c'est leur responsabilité", expliquait ainsi lundi à BFM Business Jean-Claude Mailly, taclant ainsi indirectement la CGT.

J.M.