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Moscovici estime que le CICE a sauvé ou créé 30.000 emplois

Pierre Moscovici a affirmé devant l'Assemblée, que "la France se redresse.

Pierre Moscovici a affirmé devant l'Assemblée, que "la France se redresse. - -

Un an après l'adoption du pacte de compétitivité, le ministre de l'Economie a défendu le CICE, très critiqué. Il estime que cette mesure est "nécessaire" et qu'elle a déjà permis "la création ou d'éviter la destruction de 30.000 emplois".

Devant l'Assemblée nationale, Pierre Moscovici a défendu le bilan du pacte de compétitivité et de sa mesure phare, le Crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE), ce mercredi 6 novembre. En réponse à une question du député PS du Lot-et-Garonne Matthias Fekl, le ministre de l'Economie a estimé que le CICE "a déjà permis la création ou d'éviter la destruction de 30.000 emplois

"Le pacte a un an exactement (...) et c'est une approche globale", qui vise à restaurer "la montée en gamme, l'innovation, le renforcement de l'offre productive", a souligné le ministre.

"La France se redresse" et "son offre productive se redresse", a ajouté le ministre de l'Economie.

Un coût de 20 milliards par an

Voté l'an dernier, ce crédit d'impôt vise à alléger les charges des entreprises pour aider à restaurer leur compétitivité. Il s'applique sur les salaires allant jusqu'à 2,5 Smic.

Il devrait coûter 10 milliards d'euros aux finances publiques en 2014 et 20 milliards dès 2015. Il sera financé à hauteur de 7 milliards par des hausses des taux de TVA à compter du 1er janvier 2014.

Le CICE est très critiqué depuis plusieurs semaines par l'aile gauche du PS qui dénonce le fait qu'il va bénéficier fortement à des secteurs comme la grande distribution, la Poste ou des professions réglementées (notaires, taxis, etc) qui ne sont pas exposés à des risques de délocalisation.

Selon le premier rapport du comité de suivi du CICE, présenté le 10 octobre, les secteurs qui profiteront davantage du CICE sont ceux qui emploient le plus de salariés, comme l'industrie manufacturière (18,3% des crédits) et le commerce (17,6%). Les activités scientifiques et techniques ne récupèraient, elles, que 6,3% du financement.

C.C. avec AFP