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Medef : Laurence Parisot n'est toujours pas fixée sur son sort

La présidente sortante du Medef devra encore attendre pour savoir si elle pourra se représenter

La présidente sortante du Medef devra encore attendre pour savoir si elle pourra se représenter - -

Le comité des statuts du Medef ne s'est toujours pas prononcé sur la possibilité de se présenter pour un troisième mandat à la tête de l'organisation patronale. Le comité éxecutif qui se tient, lundi 18 février, devra en tenir compte.

La perspective d'un troisième mandat à la tête du Medef s'éloigne-t-elle pour Laurence Parisot ? Le comité des statuts de l'organisation patronale qui doit se prononcer sur la possibilté ou non pour un président sortant d'effectuer trois mandats consécutifs, comme le souhaite l'actuelle patronne du Medef, n'a toujours pas fait connaître sa décision.

Conséquence, le conseil éxecutif du Medef, qui va se tenir lundi 18 février à Paris, ne pourra se prononcer sur le cas Parisot. Immédiatement, Thibault Lanxade, candidat déclaré à la présidence du Medef a fait connaître sa satisfaction. "C'est une sage décision qui démontre que le Comité statutaire a parfaitement conscience de sa responsabilité (..) En ne remettant pas son avis cette semaine, il décide de facto qu’il n’y aura pas de réécriture des statuts à la veille des élections. En effet, si le Conseil exécutif n’examine pas cet avis ce lundi, il ne pourra le faire avant la mi-mars repoussant d’autant l’examen de cette question par l’Assemblée générale".

L'UIMM, la principale composante du Medef en terme d'influence, est également satisfaite. Dès le départ, elle avait fait connaître son opposition à une nouvelle candidature Parisot.

Parisot n'a pas renoncé

Laurence Parisot n'a pas jeté l'éponge pour autant. Selon le JDD de ce 18 février, Michel Pébereau, ancien président de BNP-Paribas, Christophe de Margerie, PDG de Total, ou encore Gérard Mestrallet, celui de GDF Suez, compteraient au nombre de ses principaux soutiens officiels dans le camp patronal.

Fort de ces références de poids, l'argumentaire de Laurence Parisot reste la même : en période de difficultés économiques et de négociations avec le gouvernement et les partenaires sociaux, le Medef ne peut se permettre de changer de capitaine. Le feuilleton de la succession va donc continuer encore.

P.C