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Mailly (FO): "le dialogue n'est pas rompu, il est interrompu"

Jean-Claude Mailly était l'invité de BFM Business ce mercredi 9 juillet.

Jean-Claude Mailly était l'invité de BFM Business ce mercredi 9 juillet. - -

Jean-Claude Mailly était l'invité de BFM Business ce mercredi 9 juillet. au lendemain de la conférence sociale. Il a notamment expliqué son choix de quitter la conférence sociale.

"Le dialogue n'est pas rompu, il est interrompu". Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, était l'invité de BFM Business ce mercredi 9 juillet à la mi-journée. Il est revenu sur la décision de FO, accompagnée de la CGT, FSU et Solidaires, de quitter la conférence sociale qui a eu lieu le 7 et 8 juillet.

Pour Jean-Claude Mailly, cela a permis de "préciser au président de la République les points que nous contestons dans sa politique économique et la méthode employée". Et il ajoute que le président a d'ailleurs reconnu avoir annoncé le pacte de responsabilité sans avoir consulté les syndicats.

Le secrétaire général de Force Ouvrière précise que ce genre de grand-messe est surtout un exercice de communication. "Une bonne partie des feuilles de route étaient faites avant". Et il souligne que la conférence sociale n'est pas de la négociation mais de la scénarisation. Néanmoins, il reconnait que "les problèmes de fonds ne sont pas réglés".

50 milliards d'euros à trouver

De plus, il a jugé "inacceptable" le "procès" de son homologue de la CFDT, Laurent Berger, qui a auparavant fait un parallèle entre le boycott, par plusieurs syndicats, de la conférence sociale et la montée du Front national.

"Il aurait mieux fait de se taire. Ce qu'il a dit par rapport au Front national, c'est inacceptable". Le secrétaire général de la CFDT avait dit avoir été "marqué" par le fait que "cette semaine Marine Le Pen a parlé des gens qui étaient en situation de solitude en disant qu'il faut s'occuper de ces gens-là " et que "dans le même temps des syndicats désertaient la conférence sociale".

Par ailleurs, Jean-Claude Mailly est revenu sur le plan d'économies de 50 milliards qui est peu à peu dévoilé. Selon Le Monde, l'Education nationale sera renforcée alors que la Défense, l'Ecologie et les Transports seront particulièrement touchés.

Pour lui, il s'agit "d'un plan d'austérité avec une logique de restriction budgétaire". Il estime que certains services seront coupés sans savoir par quoi ils seront remplacés.

D. L.