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Les recruteurs croient en la cooptation, mais peu de salariés la pratiquent

La cooptation est surtout utilisée quand il s'agit de trouver des profils d'experts (73%) et plus rarement quand il faut trouver un débutant (2%).

La cooptation est surtout utilisée quand il s'agit de trouver des profils d'experts (73%) et plus rarement quand il faut trouver un débutant (2%). - Rawpixel- CC

Près de 9 recruteurs sur 10 ont sollicité le réseau de leurs salariés pour trouver des candidats, selon un sondage Qapa. Avant tout car c'est un mode de recrutement qui leur permet de réduire les délais et les coûts.

Plutôt que d'éplucher des CV qui n'ont rien à voir avec le poste ou bien multiplier les annonces pour attirer les meilleurs profils, les recruteurs peuvent faire appel à leurs salariés pour qu'ils leur recommandent des candidats. Près de 89% des recruteurs déclarent pratiquer le recrutement participatif au sein de leur entreprise, selon un sondage Qapa réalisé auprès de 4,5 millions de candidats et 135.000 recruteurs.

En priorité car cela permet de réduire les délais de recrutement (88%); de diminuer les coûts (76%), mais aussi de trouver des candidats mieux qualifiés (59%). Les recruteurs mettent aussi en avant que la cooptation permet de trouver des profils en adéquation avec les valeurs de l'entreprise (43%). Ce mode de recrutement est surtout utilisé quand il s'agit de trouver des profils d'experts (73%) et plus rarement quand il faut trouver un débutant (2%).

Des primes pour récompenser les salariés

Mais l'enthousiasme vis à vis de la cooptation n'est pas le même du côté des salariés. 56% déclarent n'avoir jamais glissé le CV d'une personne de leur entourage lorsque leur entreprise embauchait, mais l'on ne connaît pas les freins. Par ailleurs, 68% avouent n'avoir jamais trouvé de poste par ce mode de recrutement.

Pourtant les recruteurs cherchent à motiver les salariés en leur versant des primes. Ce système de récompense a été mis en place par 65% des entreprises sondées. Pour un tiers d'entre-elles, le montant est inférieur à 500 euro.

Mais dans 29% des cas, la prime est comprise entre 500 et 1000 euros, et dans 21% des cas entre 1000 et 2000 euros. 5% des entreprises sondées versent même plus de 5000 euros. Une somme rondelette qui vaut doublement la peine de donner un coup de pouce à une personne de son réseau.

Coralie Cathelinais