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Les inégalités salariales hommes-femmes n’ont "aucune raison d’être"

Alexandre Saubot, président de l'UIMM et candidat à la présidence du Medef, était l'invité de BFM Business.

Alexandre Saubot, président de l'UIMM et candidat à la présidence du Medef, était l'invité de BFM Business. - BFM Business

Le président de l'UIMM était l'invité de BFM Business ce mardi. Candidat à la présidence du Medef, Alexandre Saubot prône une stricte égalité salariale entre hommes et femmes et invite ses pairs à "s’engager plutôt que d’attendre d’un État omnipotent qu’il nous impose encore des règles".

Candidat à la présidence du Medef, Alexandre Saubot compte bien s’attaquer aux inégalités salariales entre hommes et femmes. C’est en tout cas ce qu’il a affirmé ce mardi au micro de BFM Business. "Il reste, à compétences égales, 8 ou 9% d’écart. Cette situation est sans doute le fruit d’une histoire", a reconnu l’actuel président de la puissante Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM).

Interrogé sur le cas d’Haulotte, l’entreprise dont il est le dirigeant, Alexandre Saubot a assuré qu'il n'existe "aucune différence (salariale, ndr) dans toutes les études et les analyses que l’on a pu faire". "Mais je ne connais pas un seul chef d’entreprise qui volontairement paie moins une femme qu’un homme" assure-t-il.

"Il faut s’engager et se poser la question entre nous"

Pourquoi alors de tels écarts? "La statistique reflète une trajectoire, une histoire….Cela peut faire partie des engagements que le monde patronal pourrait prendre (…) pour que cet écart qui n’a aucune raison d’être se résorbe le plus vite possible", a-t-il poursuivi.

Quant aux moyens mis en oeuvre pour atteindre cet objectif, le dirigeant estime que les patrons doivent simplement se prendre en main. "On a toujours tendance, face à ces difficultés, à imaginer que la loi est la solution. Je pense que dans ce domaine, il faut s’engager et se poser la question entre nous plutôt que d’attendre d’un État omnipotent qu’il nous impose encore des règles".