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Les fonctionnaires de la région Ile-de-France appelés à faire grève

Sept syndicats d'agents de la région Ile-de-France appellent à une grève reconductible.

Sept syndicats d'agents de la région Ile-de-France appellent à une grève reconductible. - Lionel Boventure - AFP

Sept syndicats appellent les 2.000 salariés du siège et les 8.500 agents des lycées à une grève reconductible à partir de ce jeudi.

Sept syndicats d'agents de la région Ile-de-France appellent à une grève reconductible à partir de jeudi, pour protester contre la dégradation des conditions de travail, un allongement de leur temps de travail et la suppression de jours d'autorisation d'absence pour motifs familiaux.

À l'exception du syndicat Synper, qui représente 14% du personnel, tous les syndicats (CFDT, CGT, FO, Sud, Unsa, FSU, CFE-CGC) appellent les 2.000 salariés du siège et les 8.500 agents des lycées à se mettre en grève ce jeudi 23 novembre, date à laquelle débute la séance plénière au conseil régional prévue pour deux jours. Les grévistes sont aussi appelés à manifester jeudi matin près du siège du Conseil régional.

Les syndicats demandent le retrait d'un projet d'augmentation du temps de travail et de suppression de jours pour événements familiaux, fêtes religieuses et médailles, qui doit être voté lors de la séance plénière. "C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase", a expliqué à l'AFP Fabrice Delangre, délégué CFDT, évoquant "un contexte de dégradation des conditions de travail".

Ils vont devoir travailler 1.607 heures par an

Les agents de la région, qui travaillaient jusque-là 1.568 heures par an, vont désormais devoir travailler 1.607 heures annuelles, selon le nouveau texte, qui est "une mise en conformité avec la réglementation sur les 35 heures", a précisé la Région à l'AFP, rappelant qu'un audit, menée en avril 2016, s'était déjà interrogé sur la légalité du temps de travail des personnels, "inférieur au minimum de 1.607 heures par an". Cette modification va se traduire par une perte de 5 jours de congés sur un total de 53 jours par an.

Mais ce changement ne s'appliquera qu'aux agents du siège, ceux des lycées restant alignés sur les 1.607 heures annuelles, "compte tenu de la pénibilité de leur travail", a précisé la Région. Les syndicats déplorent aussi la "suppression de 30 jours d'autorisation spéciale d'absence", et plus largement "les suppressions de postes (50 par an), le non-remplacement des contractuels, les réorganisations, le déménagement du siège à Saint-Ouen", dont la première étape débutera en janvier.

La région rappelle de son côté qu'elle a signé depuis l'arrivée de la nouvelle majorité quatre accords sociaux (sur le handicap, le bien-être au travail, l'égalité femme-homme et le télétravail), alors que la majorité socialiste précédente "n'en avait jamais signé", et qu'elle mène "un dialogue social très intense" avec 11 comités techniques et comités hygiène et sécurité en 2017, et 14 en 2016, contre "seulement 6 en 2015" sous la précédente mandature.

D. L. avec AFP