BFM Business

Les convoyeurs de fonds s'inquiètent des dérives de la profession

BFM Business

Manuel Valls va recevoir ce mardi les syndicats des convoyeurs de fonds qui demandent un renforcement des garanties pour la sécurité des transports de fonds. Ils pointent également du doigt les pratiques de certaines sociétés accusées de casser les prix.

Depuis l'attaque d'un fourgon blindé de la TAS le 4 juin par trois malfaiteurs à Aubervilliers, où un convoyeur -qui ne portait pas de gilet pare-balles-, a été grièvement blessé, le voile se lève sur des pratiques que la plupart des professionnels du transport de fonds disent combattre depuis longtemps. Selon certains professionnels, des sociétés parfois qualifiées de "low-cost", se montreraient plus que négligents avec la réglementation pourtant très lourde qui encadre le convoyage de fonds, rognant également sur l'équipement.

Une liste longue d'infractions soupçonnées

Salariés non formés, gilets pare-balles de mauvaise qualité, horaires non respectés, absence de certification... La liste est longue des infractions soupçonnées par les acteurs du secteur. "Il faut bien que ces sociétés, qui pratiquent des prix dérisoires, trouvent un moyen de rogner ensuite sur quelque chose", explique Franck Lhomme, délégué CGT du transport de fonds.