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Le taux de chômage stable au 1er trimestre, en baisse sur un an

"Le taux de chômage en France est resté stable en ce début d'année, à 9,9%. L'Insee a revu à la hausse celui du troisième trimestre 2015 et à la baisse celui du quatrième trimestre."

Le taux de chômage s'est stabilisé au premier trimestre 2016. Il est resté à 9,9% de la population active en France métropolitaine et 10,2% avec l'Outre-mer, a annoncé l'Insee. Les taux des deux trimestres précédents ont été révisés: à la hausse pour le 3ème trimestre 2015, qui passe à 10,2% (+0,1 point), et à la baisse pour le 4ème trimestre, qui passe à 9,9% (-0,1 point).

Sur un an, le taux de l'Insee, mesuré selon les normes du Bureau international du travail, s'est replié de 0,1 point en métropole et de 0,2 point avec l'Outre-mer. Au total, l'Insee a comptabilisé, début 2016, 2,845 millions de chômeurs en métropole.

Ces évolutions sont toutefois à analyser avec prudence, car elles se situent dans la marge d'erreur de l'indicateur (+/-0,3 pt). Au total, l'Insee a comptabilisé, début 2016, 2,845 millions de chômeurs en métropole. Parmi eux, 1,2 million sont des chômeurs de longue durée, qui déclarent chercher un emploi depuis au moins un an. Ils représentent 4,3% de la population active, en hausse de 0,1 point sur un trimestre comme sur un an.

"Halo autour du chômage"

Sur le premier trimestre, seule la situation des seniors s'améliore, leur taux de chômage se repliant de 0,2 point à 6,5%. Cela permet de compenser une dégradation chez les jeunes, dont le taux grimpe de 0,3 point, à 24,2%. Sur un an, la situation des jeunes se détériore légèrement (+0,1 point), alors que celle des seniors est stable.

Toutes catégories confondues, la stabilisation observée au premier trimestre cache toutefois une hausse du "halo autour du chômage". Ces personnes souhaitant travailler, mais pas comptabilisées parce qu'elles ne cherchent pas activement ou ne sont pas disponibles immédiatement, étaient 1,4 million début 2016, un nombre en hausse de 39.000 sur le trimestre. Leur nombre baisse toutefois sur un an, de 26.000 personnes. Plus positif, le nombre de personnes en sous-emploi, c'est-à-dire qui souhaiteraient travailler davantage, poursuit sa baisse, s'établissant à 6,4% (-0,1 point). L'indicateur de l'Insee, le seul reconnu à l'international, est, une fois n'est pas coutume, moins bien orienté que celui de Pôle emploi, qui a baissé sensiblement, de 49.500 personnes (-1,4%) en métropole au premier trimestre. Malgré tout, l'opérateur comptabilisait toujours, en cumulé, beaucoup plus de chômeurs: 3,53 millions.

D. L. avec AFP