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Laurent Berger:" Moi, je ne roule pour personne"

Laurent Berger était l'invité de BFM Business ce jeudi

Laurent Berger était l'invité de BFM Business ce jeudi - BFM Business

Le secrétaire général de la CFDT était l'invité de BFM Business, ce jeudi 17 novembre. Il est revenu sur la hausse du taux de chômage et a évoqué les prochaines échéances politiques.

L'inversion du chômage patientera. Ce jeudi 17 novembre l'Insee a annoncé qu'au troisième trimestre, le chômage a augmenté de 0,1% à 9,7% en France métropolitaine.

De quoi remettre en cause la fameuse promesse de François Hollande, qui avait conditionné sa candidature à sa propre succession à une baisse du chômage?

Invité de BFM Business ce jeudi 17 novembre, le secrétaire général de la CFDT a préféré ne pas répondre, considérant que "la question du chômage n'est pas la question du pari de tel ou tel homme politique".

"On a l'impression que l'intérêt du chômage et de sa baisse ou sa hausse n'est que d'alimenter la possibilité de tel ou telle candidature", a-t-il ajouté.

Parler de transition écologique

"Ce qui m'intéresse c'est la situation des chômeurs dans son ensemble. Là on voit bien que les tendances sont stagnantes, un mois il y a une hausse, un mois il y a une baisse. Globalement, si baisse il y a, elle est très lente", a conclu le leader syndical.

Il a par ailleurs regretté que la période actuelle, marquée par la prochaine élection présidentielle, ne soit pas propice aux débats. "On a l'impression qu'entre mai 2016 et mai 2017 on est dans le statu quo et ont fait le bilan et les projections", a-t-il déploré.

À ce titre il a précisé que la CFDT attendra "début janvier" pour s'exprimer sur les programmes des candidats mais a déjà prévenu qu'elle aimerait que l'on parle "un peu de transition écologique, de transition numérique, de la place des corps intermédiaires, des services publics, de la protection sociale". Alors qu'on lui faisait remarquer la proximité de certaines de ses idées avec celles d'Emmanuel Macron, Laurent Berger a coupé court: "Moi, je ne roule pour personne!"

J.M. avec AFP