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Laurent Berger (CFDT) redoute "une montée des populismes"

Laurent Berger a pointé du doigt la "crise de responsabilités" des politiques, mercredi 24 avril sur BFM Business.

Laurent Berger a pointé du doigt la "crise de responsabilités" des politiques, mercredi 24 avril sur BFM Business. - -

Invité de BFM Business, mercredi 24 avril, le patron de la CFDT a pointé du doigt le comportement de certains responsables politiques, dont Jean-Luc Mélenchon. Il a également plaidé pour une politique d'investissement européenne, afin d'en finir avec l'austérité.

Principal signataire de l’accord sur l’emploi, dont la transposition dans la loi a récemment été reportée au 14 mai par le Sénat, la CFDT fait face aux critiques l’accusant de rogner les droits des salariés.

Invité du Grand journal de BFM Business, mercredi 24 avril, Laurent Berger s’en est défendu. Le patron du syndicat s’est notamment inquiété du message envoyé par certains leaders politiques, dont Jean-Luc Mélenchon.

"Je redoute une montée des populismes", a-t-il affirmé, "car la crise de responsabilité est profonde". Selon lui, "un certain nombre de partis et de responsables politiques n’assument pas leur rôle, qui est de faire des propositions, de s’engager, etc. Je redoute notamment une montée de l’extrême droite, et même du Front de Gauche. J’ai bien peur, d’ailleurs, que les outrances de M.Mélenchon rapportent plutôt à Mme Le Pen".

"Il faut une politique européenne d'investissement"

Interrogé sur l’austérité qui sévit en Europe, et dont certains pays essayent de se libérer, Laurent Berger s’est montré en phase avec le discours du gouvernement français sur ce point : "il faut en finir avec la politique du chiffre. Je suis d’accord avec la nécessité de désendetter le pays, car nous sommes en train de faire payer nos dépenses aux générations futures. Mais le rythme effréné qui entrave la croissance fait qu’il faut revoir ces politiques. Il faut donner du temps au temps, et pas rajouter de l’austérité à la rigueur".

Pour lui, la solution est simple : "il faut une politique européenne d’investissement. Les Bricks (Afrique du sud, Brésil, Chine) créent ensemble une banque de développement, et l’Europe baisse son budget. Cherchez l’erreur."

Y.D.