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Laurence Parisot pourrait rempiler au Medef

Laurence Parisot envisagerait de briguer un troisième mandat à la tête du Medef, ce qui nécessiterait de changer les statuts de l'organisation.

Laurence Parisot envisagerait de briguer un troisième mandat à la tête du Medef, ce qui nécessiterait de changer les statuts de l'organisation. - -

La patronne des patrons terminera son deuxième mandat à la tête de l’organisation patronale cet été. En principe, elle n’a pas le droit d’en faire un troisième. Mais elle préparerait pourtant son maintien.

Laurence Parisot est, ce mercredi 19 et jeudi 20, totalement mobilisée par les négociations sur l'emploi. Mais elle pense pourtant à son avenir.

Le deuxième et dernier mandat de l'actuelle présidente du Medef prendra fin en juillet prochain. La règle est la suivante, écrite noire sur blanc à l’article 15 des statuts du Medef : "le président est élu pour cinq ans, son mandat peut être renouvelé une seule fois pour une durée de trois ans".

Des statuts déjà modifiés pour le second mandat

Mais l'actuelle présidente réfléchirait à une solution pour se présenter une troisième fois. L’article 28 de ces mêmes statuts précise qu’ils peuvent être modifiés, soit sur proposition du conseil exécutif, soit sur proposition de la moitié des membres actifs à l'assemblée générale.

Laurence Parisot a d’ailleurs déjà fait modifier les statuts du Medef en 2008 pour conforter sa réélection. A l'époque, deux tiers des votes des membres étaient nécessaires pour un second mandat. Elle avait fait passer la barre à 50 %.

Techniquement, donc, c'est possible. Et en interne, le candidat favori, Patrick Bernasconi, l'homme des négociations sur l'emploi, a déjà dit qu'il se rallierait à sa présidente. Tout comme l'influent Jean-Louis Schilansky, président de l'Union française des industries pétrolières. Pour lui, un troisième mandat de Laurence Parisot éviterait une campagne déstabilisante qui affaiblirait l'institution.

En clair, les patrons veulent se préserver d'un scenario de crise comme à l'UMP. Même la puissante UIMM aurait rejoint les rangs des pro-Parisot. Ses détracteurs admettent que dans l'ensemble, elle a tout simplement fait le job.

Le titre de l'encadré ici

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CALENDRIER

> 1er mai : date limite de dépôt de candidature

> 1er juillet : élection du nouveau président par l’Assemblée générale

Limite d’âge : 65 ans au jour de l’élection

Isabelle Gollentz