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Laurence Parisot : "il faut absolument faire confiance au management de PSA"

Laurence Parisot sur le plateau du Grand Journal d'Hedwige Chevrillon

Laurence Parisot sur le plateau du Grand Journal d'Hedwige Chevrillon - -

La patronne des patrons était sur BFM Business ce mercredi 13 février. Elle y a notamment appelé à se fier aux compétences de la direction de Peugeot pour sauver le groupe.

Le gouvernement ne doit pas trop s’immiscer dans les affaires de PSA. C’est en substance le message délivré par la présidente du Medef ce mercredi sur BFM Business. Le jour où le constructeur annoncé une perte nette de cinq milliards d’euros, la plus lourde de son histoire.

L’entreprise est en difficulté. Elle a annoncé des milliers de suppressions de postes et la fermeture prochaine de son usine d’Aulnay-sous-Bois. Mais à l’inverse du ministère du Redressement productif Arnaud Montebourg, qui mettait en cause les patrons du constructeur, Laurence Parisot estime qu’ils "savent ce qu’ils ont à affronter". "Il faut leur permettre de mettre en œuvre leur plan", insiste-t-elle.

"Quand Philippe Varin dit ne pas avoir besoin d’aide spécifique, il faut lui faire confiance et le laisser mener son plan", répond la présidente du Medef aux potentielles propositions d’aide financière de l’Etat. "Toute perte de temps pourrait porter préjudice à l’entreprise", s’inquiète-t-elle.

La loi sur les sites rentables : une aberration économique

Laurence Parisot est par ailleurs revenue sur le projet du gouvernement de proposer une loi pour empêcher les sites rentables de fermer. Un texte qui constituerait pour elle "un non-sens, une aberration économique, une atteinte au droit de propriété, à la liberté d’entreprise".

"Si la majorité devait mettre en place des cessions forcées, elle annihilerait tous les effets positifs de l’accord social trouvé entre partenaires sociaux", a-t-elle menacé.

La patronne des patrons semble considérer qu’il y a des travaux législatifs bien plus prioritaires. En l’occurrence, une réforme du "système d’assurance chômage dont le déficit cumulé sera de 18 milliards à la fin de 2013", ou encore une autre réforme des retraites. Tout simplement parce que "notre espérance de vie a augmenté de presque deux ans depuis la réforme de Sarkozy".

Il y a aussi l’assurance maladie, "un dossier que peu de gouvernements osent ouvrir", ou la décentralisation sans aggraver la situation des collectivités locales. Ou encore la transition énergétique.

Des "sujets très lourds et déterminants pour l’avenir de notre pays", estime Laurence Parisot, dont le mandat à la tête du Medef s'achève en juin. Celle qui réclame un changement des statuts qui permettrait sa reconduction se demande ainsi le meilleur moment est bien choisi pour l’organisation patronale de "changer d’équipe dirigeante"...

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