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La coopérative "Les Atelières" tente le tout pour tout

Le dossier des "Atelières" va être étudié dans les plus brefs délais

Le dossier des "Atelières" va être étudié dans les plus brefs délais - -

La coopérative au bord de la faillite a annoncé, ce jeudi 6 mars, qu'elle lançait une nouvelle souscription publique. Elle espère récolter 100.000 à 150.000 euros.

Quel avenir pour les "Atelières"? Cette coopérative composée notamment d'ex-ouvrières du fabricant de lingerie Lejaby, est au bord de la faillite. Elle a donc décidé, ce jeudi 6 mars, de lancer une nouvelle souscription publique.

"Concrètement, à très court terme nous avons besoin de liquidités (...) Je relance à partir d'aujourd'hui (jeudi) une souscription dont on va donner toutes les modalités sur Facebook et sur notre site internet", a déclaré Muriel Pernin, présidente de la coopérative lors d'une conférence de presse au siège de l'entreprise à villeurbanne (Rhône).

Elle espére récolter "100.000 à 150.000 euros" avec cette opération à hauteur de "10 à 20 euros" le don. Une première opération similaire, lancée le 18 juin 2012, avait permis de rassembler 250.000 euros.

Muriel Pernin a aussi relancé un appel "à des investisseurs potentiels", précisant qu'elle avait déjà réuni "250.000 euros" lors d'un précédent tour de table avec des partenaires privés.

"Dans les trois prochains jours, on reconstitue nos dossiers (...) On repasse l'examen auprès des banques qui ont commencé à donner des assurances", a-t-elle ajouté, précisant qu'elle a aujourd'hui "des raisons de faire un peu plus qu'espérer".

Les banques concernées seraient entre autres le Crédit Coopératif et la Caisse d'Epargne, selon le site internet de La Tribune.

Muriel Pernin espère atteindre un refinancement global d'un "million d'euros environ", avec en outre "des fonds de l'économie sociale et solidaire qui se sont manifestés" et des "dispositifs de la Banque Publique d'Investissement" (BPI). Elle a enfin indiqué qu'elle n'irait pas au tribunal de commerce de Lyon, vendredi, pour demander la liquidation des "Atelières", comme initialement envisagé.

"Il faut des fonds propres"

Arnaud Montebourg et Benoît Hamon ont annoncé, un peu plus tôt ce jeudi, que Bercy cherchait "une solution viable". Une réunion a été organisée, mercredi 5 mars, sous l'égide de Bercy avec Muriel Pernin.

Bercy affirme soutenir et accompagner ce projet depuis son lancement, il y a un an. "Face à la situation économique et financière difficile que connaît aujourd'hui l'entreprise, la réunion de mercredi avait pour objet de déterminer les conditions d'un modèle économique pérenne et de son financement".

Hier, sur BFM Business, la médiatrice du crédit, Jeanne-Marie Prost, affirmait que les deux ou trois premières années sont les plus difficiles lors de reprise d'entreprise. "La difficulté dans ce cas-là, c'est qu'il faut des fonds propres et les banques sont pas toujours prêtes à y aller".

L'entreprise était le symbole de campagne de Nicolas Sarkozy qui avait promis "de ne pas laisser tomber les gens de Lejaby".

D. L. avec AFP