BFM Business

L’accès au travail des Roms bientôt facilité ?

-

- - -

Deux camps de Roms ont été évacués dans le Nord jeudi, tandis que 240 personnes ont embarqué pour la Roumanie à l'aéroport de Lyon. La décision intervient alors que Manuel Valls dit réfléchir à la levée des mesures qui limitent l’emploi des Roms en France.

Alors qu’il fait évacuer des camps, et renvoie en Roumanie des centaines de personnes, Manuel Valls explique aussi réfléchir à une levée anticipée des mesures limitant l'emploi des Roms en France. Ces mesures transitoires empêchent actuellement les ressortissants roumains et bulgares de travailler en France, alors que leurs pays d'origine sont membres de l'Union européenne. Ces mesures doivent être levées à la fin 2013, mais cela pourrait se faire bien plus tôt. C'est en tout cas « une piste de travail sérieuse, mais rien n'est tranché », selon des proches du ministre de l'Intérieur.
Pour la plupart des associations d'aide aux Roms, l'accès au travail permettrait de régler en grande partie le problème des camps.

« Les Roms veulent travailler »

Malik Salemkour anime le collectif RomEurope. Il estime que l’accès au travail pour les Roms est un sujet de première importance : « Ils veulent travailler. D’ailleurs, ils le font, au noir. C’est ça qu’il faut arrêter. Il faut remettre ces personnes dans le droit commun. Il y a certaines familles qui, n’ayant pas accès au travail, n’ont pas accès au logement social ou privé. On les empêche d’avoir des ressources régulières et après on se plaint de les voir mendier. La levée de ces mesures transitoires serait un signe pour montrer qu’on ne veut pas maintenir ces personnes dans une grande précarité. C’est ça l’urgence ».

« L’urgence absolue ce n’est pas le travail »

Geoffroy Didier, secrétaire national de l'UMP, estime qu’autoriser les Roms à travailler légalement en France n'est pas la priorité, c'est un faux débat : « C’est le débat qui tente de masquer la fermeté non assumée de Manuel Valls face à des associations de gauche qui disent que les promesses n’ont pas été tenues. Pour ne pas trop déplaire à l’extrême gauche, on alimente ce nouveau débat du travail alors que la réalité, l’urgence absolue, ce n’est pas le travail mais le démantèlement des camps, d’autant plus que ces démantèlements correspondent à des décisions de justice ».

|||

En raison de trop nombreux commentaires tombant sous le coup de la loi, nous avons fermé le forum rattaché à cet article. Merci pour votre compréhension.

La Rédaction, avec Alexis Morel