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Jean-François Pillard (Medef): "le monde patronal a plus que jamais besoin d'unité"

Jean-François Pillard, le vice-président du Medef en charge des affaires sociales, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans Le Grand Journal ce lundi 16 décembre.

Jean-François Pillard, le vice-président du Medef en charge des affaires sociales, était l'invité d'Hedwige Chevrillon dans Le Grand Journal ce lundi 16 décembre. - -

Le vice-président du Medef en charge des affaires sociales a réagi sur BFM Business à l'accord sur la formation professionnelle, à la revalorisation du SMIC et aux négociations à venir sur le financement de la protection sociale.

François Hollande a salué un "accord majeur" après le compromis trouvé entre partenaires sociaux le week-end dernier sur la formation professionnelle. Jean-François Pillard, invité sur BFM Business ce lundi 16 décembre, se félicite également de ce qu'il qualifie de "vrai accord".

Parmi les mesures les plus fortes de cet accord figure la réforme du droit individuel à la formation (DIF), qui devient un "un droit qui dépend de l'individu, non pas de son emploi", selon le spécialiste des affaires sociales du Medef. "Le DIF ne s'appliquait pas au chômeur, il n'était pas portable". Sa transformation constitue donc "un progrès considérable en matière d'employabilité des salariés" et de "responsabilisation du demandeur d'emploi et de l'employeur".

La CGPME, l'autre organisation patronale qui participe aux négociations, n'a pas signé cet accord. Jean-François Pillard rappelle que le représentant des patrons de PME donnera sa position définitive mercredi 18 décembre. Il veut croire que d'ici-là, son point de vue évoluera, parce que "cette réforme est une bonne réforme", et que "le monde patronal a plus que jamais besoin d'unité".

Une revalorisation du Smic "normale"

L'autre sujet économique et social du jour, c'est la revalorisation du salaire minimum, qui ne bénéficiera pas de coup de pouce, a annoncé le ministre du Travail, Michel Sapin. La hausse du smic sera donc de 10 centimes par heure à partir du 1er janvier 2014. Un choix "normal dans l'environnement actuel", selon Jean-François Pillard.

Il estime qu'en France, "les salaires réels ont augmenté plus vite que la productivité et l'inflation". "Ce qui est mauvais pour le pouvoir d'achat", pour le vice-président du Medef, ce n'est pas la faible revalorisation du salaire minimum mais "le taux de chômage anormalement élevé depuis mi-2008". D'ailleurs il s'inquiète de "l'augmentation régulière du taux d'épargne", un "signe de défiance extraordinaire vis-à-vis de l'environnement économique".

Sur les négociations à venir entre partenaires sociaux à propos du financement de la protection sociale, la position du Medef est claire: "une partie des charges qui pèsent sur les salariés en matière de famille et d'autres qui relèvent selon moi de l'assurance maladie doivent être transférées des entreprises vers la solidarité nationale".

Jean-François Pillard reconnaît en outre constater sur ces sujets, "une prise de conscience forte de la part de certains membres du gouvernement", et "des organisations syndicales de salariés".

N.G.