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Jean-Claude Volot quitte l'état-major du Medef

Jean-Claude Volot indique ce 20 janvier avoir décidé d'abandonner ses missions au Medef.

Jean-Claude Volot indique ce 20 janvier avoir décidé d'abandonner ses missions au Medef. - -

Le président de Dedienne Aerospace et homme fort du Medef annonce, ce lundi 20 janvier, qu'il abandonne ses missions au sein de l'organisation patronale. Il affirme vouloir se concentrer sur son entreprise.

"Afin d'aider mes équipes dans la forte croissance internationale de mon entreprise, j'ai décidé d'arrêter mes missions au Medef ". C'est en ces termes, et via le réseau social Twitter, que Jean-Claude Volot annonce, ce lundi 20 janvier, qu'il abandonne ses activités de représentant du patronat.

Afin d'aider mes équipes dans la forte croissance internationale de mon entreprise , j'ai décidé d'arrêter mes missions au medef .
— Jean Claude Volot (@JeanClaudeVolot) 20 Janvier 2014

L'ex-médiateur interentreprises occupait le poste de vice-président au sein de l'organisation patronale, au même titre que Geoffroy Roux de Bézieux, Patrick Bernasconi ou Thibault Lanxade, et en était l'une des figures de proue, régulièrement invité à réagir au nom du Medef.

Dès la fin de 2012, le patron de Dedienne Aerospace fut d'ailleurs le premier candidat déclaré à la succession de Laurence Parisot à la tête du mouvement du patronat. Avant de jeter l'éponge, en avril 2013, pour rallier Pierre Gattaz. Il avait estimé à l'époque qu'il serait "plus efficace en formant un duo" avec le fils d'Yvon Gattaz, l'ancien dirigeant du CNPF, l'ancêtre du Medef.

Pierre Gattaz, devenu patron du Medef, a remercié son ancien partenaire, toujours sur Twitter, un peu plus tard ce lundi. "Merci beaucoup de ton action pour le Medef. Priorité à ton entreprise, mais le Medef t'est ouvert quand tu veux", a assuré le patron des patrons.

@JeanClaudeVolot Merci beaucoup de ton action pour le #medef. Priorité à ton entreprise mais le medef t'est ouvert quand tu veux.
— Pierre Gattaz (@PierreGattaz) 20 Janvier 2014

Considéré comme une "grande gueule", Jean-Claude Volot a souvent tenu des déclarations qui détonnent avec la position patronale. Pas plus tard que la semaine dernière, il trouvait des excuses à la CGT Goodyear pour avoir séquestré deux dirigeants de l'usine d'Amiens Nord.

L'année dernière, il se plaçait sur la même ligne que le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, en appelant les entreprises françaises à appliquer la préférence nationale pour leurs achats. Parce que si cela coûte "plus cher" sur l'étiquette, "combien cela coûte socialement au pays, si on doit payer les chômeurs et les entreprises qui ne tournent pas ?", demandait-il.

Il compte donc désormais se consacrer à son entreprise, Dedienne Aerospace, basée à Toulouse, le leader mondial des outillages de maintenance aéronautique. La société, qui a ouvert un nouveau site toulousain à l'été 2013 pour gérer sa croissance, revendique une progression de ses activités de l’ordre de 20% par an. Son chiffre d'affaires dépasse les 20 millions d'euros.

Nina Godart