BFM Business

Jean-Claude Volot : "Il faut considérer le coût global des achats à l'étranger"

Jean-Claude Volot souhaite que les grandes entreprises publiques considèrent le coût global des achats à l'étranger, impact social compris.

Jean-Claude Volot souhaite que les grandes entreprises publiques considèrent le coût global des achats à l'étranger, impact social compris. - -

L'ancien médiateur des relations inter-entreprises et candidat à la présidence du Medef était l’invité de BFM Business. Pour lui, il est essentiel de considérer le coût global et social des achats à l’étranger.

"Occupez-vous du made in France, faites travailler les entreprises françaises, et ne me parlez pas d’appels d’offres !" La déclaration d’Arnaud Montebourg, jeudi 14 février, pour inciter les grands groupes publics à commander français, relance le débat avec Bruxelles et les entreprises.

Un avis que défend Jean-Claude Volot, ancien médiateur des relations inter-entreprises et candidat à la présidence du Medef. Interrogé à l’antenne de BFM Business ce vendredi 15 février, l’industriel explique que la préférence nationale dans les commandes est déjà une réalité dans de nombreux autres pays.

Jean-Claude Volot préconise de consolider les achats, c’est-à-dire de considérer l’impact global sur le pays. Acheter ailleurs coûte certes moins cher à l’achat, mais "combien cela coûte socialement au pays, si on doit payer les chômeurs et les entreprises qui ne tournent pas ?", dénonce-t-il.

Une méconnaissance des outils d'aides aux entreprises

L’expert en relation inter-entreprises critique également le manque de vision d’ensemble et le fouillis administratif : "L’Etat a mis en place des dispositifs et des outils pour aider les entreprises, comme Oséo. Le problème, c’est que les entreprises ne connaissent pas l’existence de ces outils !"

Concernant les délais de paiements, que seul 31,5% des entreprises respectent, Jean-Claude Volot souhaite plus de solutions entre les entreprises elles-mêmes, au lieu de compter sur une intervention de l’Etat.

Les entreprises privées françaises ont en moyenne 12 jours de retard pour le paiement de leurs fournisseurs, avec des conséquences parfois dramatiques pour ces derniers.

Audrey Dufour