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Jean-Claude Mailly: "On n'est pas encore dans une inversion de la courbe du chômage"

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, est l'invité d'Apolline de Malherbe vendredi matin sur BFMTV.

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, est l'invité d'Apolline de Malherbe vendredi matin sur BFMTV. - -

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, est l'invité d'Apolline de Malherbe vendredi matin sur BFMTV.

"On peut triturer les chiffres [...], mais on n'est pas encore dans une inversion de la courbe du chômage", regrette Jean-Claude Mailly. "Cela voudrait dire que le chômage baisse sur plusieurs mois sérieusement, que la croissance est là, que les créations d'emploi sont revenues", développe le secrétaire général de Force ouvrière, qui était l'invité d'Apolline de Malherbe vendredi matin sur BFMTV. Il voit dans les déclarations du président François Hollande jeudi de "la communication" et ajoute avec un brin d'humour "qu'un optimiste c'est un pessimiste mal informé".

"Les problèmes dont parlent les salariés, c'est l'emploi et le pouvoir d'achat. Ce sont les deux urgences aujourd'hui", martèle-t-il.

Interrogé sur les plans sociaux, il rappelle que les "les licenciements économiques ont augmenté de 10% en un an" et craint de nouveaux plans sociaux à venir.

Jean-Claude a développé quelques mesures à prendre. "Il y a des outils à remettre en place, comme la retraite anticipée". Et il propose de remmettre à plat les aides aux entreprises pour voir si elles sont toujours justifiées.

"Casser" la politique d'austérité

Concernant le SMIC qui augmentera de 1,1% au 1er janvier, Jean-Claude Mailly déplore qu'il n'y ait pas eu "de coup de pouce au SMIC alors qu'on le réclamait". "Le gouvernement n'a rien fait, il a appliqué la hausse obligatoire du SMIC". "L'urgence c'est que le gouvernement change d'orientation économique", "il doit booster un peu la consommation", selon lui.

Il dénonce un fois de plus la politique d'austérité et le dumping social qui sévissent en France et ajoute que "c'est cette logique-là qu'il faut casser".

Citant la guerre que se livrent les opérateurs téléphoniques, il explique: "quand vous cassez les prix, vous cassez aussi les salaires."

"Le grand écart" d'Edouard Martin

Interrogé sur l'ancien syndicaliste CFDT d'ArcellorMittal Edouard Martin, candidat pour le PS aux prochaines européébesn Jean-Claude Mailly juge que "c'est son problème" mais ajoute que "c'est quelquechose qui (le) chagrine". "Et en disant ça je suis gentil", précise-t-il.

Concernant le mouvemnet des Bonnets rouges qui s'est organisé sans les syndicats, il n'y voit pas un recul du syndicalisme." Ce n'est pas la première fois que ça arrive dans l'histoire", assure-t-il.

K. L.