BFM Business

Jean-Claude Mailly (FO): "on ampute le droit d'amendement des députés"

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, était l'invité de BFM Business, vendredi 29 mars.

Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de Force ouvrière, était l'invité de BFM Business, vendredi 29 mars. - -

Invité de BFM Business, vendredi 29 mars, le leader de Force ouvrière (FO) a dénoncé les propos tenus la veille par François Hollande, concernant l'accord sur la sécurisation de l'emploi.

L’accord sur la sécurisation de l’emploi, signé le 11 janvier dernier par le patronat et une partie des syndicats, sera présenté à partir de mardi 2 avril au Parlement.

Mais lors de son intervention télévisée, jeudi, François Hollande a prévenu: le compromis approuvé par les partenaires sociaux devra être retranscrit fidèlement dans la loi. Et si amendement il y a, il devra être approuvé par les signataires.

"Il y a un problème de fonctionnement de la démocratie"

Jean-Claude Mailly, lui, n’en fait pas partie. Invité de BFM Business, vendredi 29 mars, le secrétaire général de Force Ouvrière s’est étonné de la méthode employée par le chef de l’Etat.

"Quand il (François Hollande) a dit : toute correction apportée par les députés devra avoir l’accord des signataires, ça veut dire quoi? Ça veut dire qu’on ampute le droit d’amendement des députés", s'insurge le leader syndical. "Cela veut dire qu’ils n’ont plus le droit de voter ce qu’ils veulent voter ! Il y a quand même un problème de fonctionnement de la démocratie. J’étais très surpris que le président de la République puisse dire cela. Les députés votent les lois, ils ont toute liberté pour faire leurs amendements. Ce sont eux qui votent, ce n’est pas, moi, pas le patronat, etc. Ils n’ont pas à être aux ordres de qui que ce soit."

Y.D.