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Jean-Claude Mailly (FO): "le système des retraites n'est pas si menacé!"

Jean-Claude Mailly, le leader de Force ouvrière, était l'invité de BFMTV, vendredi 23 août.

Jean-Claude Mailly, le leader de Force ouvrière, était l'invité de BFMTV, vendredi 23 août. - -

Invité de BFMTV et RMC à quelques jours de l'annonce par le gouvernement des grandes lignes de la réforme des retraites, le secrétaire général de Force Ouvrière a rappelé son hostilité à un allongement de la durée de cotisation. Il a également estimé que le dossier des heures supplémentaires devait "être rouvert".

Invité de BFMTV-RMC, ce vendredi 23 août, le secrétaire général de Force ouvrière a réaffirmé qu’il existait un "désaccord de fond" entre le syndicat et le gouvernement à propos de l’allongement –probable- de la durée de cotisation dans le cadre de la réforme des retraites.

Pour lui, cette mesure a pour simple but "de dire aux marchés financiers: voyez, on est courageux, on sait prendre des mesures impopulaires". "C’est d’ailleurs la seule chose que François Hollande a annoncé !"

Prêt à discuter d'une hausse des cotisations

Le leader de FO est, par contre, "prêt à discuter" d’une éventuelle augmentation des cotisations, ainsi que de la hausse de la CSG. "Cela dépend pour quoi faire. Si c’est pour financer la pénibilité, c’est non", a-t-il nuancé.

Il a ensuite tenu à dédramatiser la situation, considérant qu’il n’y avait "pas urgence". "Le régime de retraites n’est pas si menacé que ça !", a-t-il assuré. "Cela fera la sixième réforme en 20 ans, et chaque fois on nous dit que c’est la der des der !"

Sur les heurs sup', "le gouvernement a pris sa décision trop vite"

Autre sujet sensible: la refiscalisation des heures supplémentaires, récemment remise en cause par deux députés socialistes.

Jean-Claude Mailly n'est d'ailleurs pas loin d'approuver ces derniers: "Je pense que le gouvernement a été beaucoup trop vite lorsqu'il a pris sa décision l'an dernier", a-t-il affirmé. "Le dossier doit être rouvert", notamment en ce qui concerne les salariés des "petites entreprises."

Autre argument en faveur d'une défiscalisation, même partielle: "cela permettait de régulariser des paiements qui se faisaient "sous la table"."

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