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Hollande annonce la création d'une plate-forme de recherche en Lorraine

François Hollande estime que les efforts des salariés de Florange n'ont pas été vains.

François Hollande estime que les efforts des salariés de Florange n'ont pas été vains. - -

En visite en Lorraine, le Président de la République vient d'annoncer la création d'une plate-forme de recherche publique en Lorraine, dotée de 20 millions d'euros dès 2014. Il en a aussi profité pour vanter l'avenir de la sidérurgie.

En visite à Florange, ce 26 septembre, le chef de l'Etat a estimé que le "combat des salariés de Florange n'ont pas été vains". François Hollande a rappelé qu'Arcelor avait dû investir sur le site et qu'une loi "Florange" sur les sites dits rentables serait votée dans quelques semaines.

Il a aussi annoncé la mise en place d'une plate-forme de recherche publique en Lorraine afin de relancer la sidérurgie française. "Cette plate-forme est publique parce qu'elle vise à garantir l'indépendance de la sidérurgie française", a-t-il dit. Elle sera dotée de 20 millions d'euros de fonds publics dès 2014. Le montant des interventions publiques pourra atteindre 50 millions d'euros si des projets sont présentés.

Le Président s'est engagé à revenir chaque année pour "veiller au respect des engagements qui ont été pris."

"La loi ne pouvait pas s'appliquer à Florange"

François Hollande s'est aussi expliqué des choix de l'exécutif auprès des 629 employés des hauts-fourneaux fermés en octobre 2012. "Nos choix sont allés dans l'intérêt du site, même si ceux-ci n'avaient pas été compris ou acceptés" a-t-il déclaré.

Le chef de l'Etat s'est félicité d'avoir pu éviter un plan social à Florange, sans aucun licenciement, et du fait qu'ArcelorMittal "ait fini par consentir 180 millions d'euros d'investissements" après un accord conclu à l'Elysée en novembre 2012.

Néanmoins François Hollande assume l'échec de l'executif dans la gestion du dossier Florange. La promesse d'une loi, faite durant la campagne présidentielle, obligeant les grandes firmes à trouver un repreneur avant de se séparer d'une unité de production "ne pouvait sans doute pas s'appliquer à Florange" a admis le chef de l'Etat.

Une version édulcorée de cette proposition de loi devrait être débattue par les parlementaires dès le 1er octobre. François Hollande a ainsi salué le "combat utile mené par les salariés de Florange".

Syndicats mitigés

Pour les 18 syndicalistes présents au tour de table, la création du centre de recherche est perçue comme « une lueur d’espoir » annonce la CFDT. Mais pour la plupart, comme la CGT et FO l’emploi reste la principale préoccupation. « La recherche c’est bien, mais dans les annonces du Président, il n’y a rien pour garantir les emplois d’aujourd’hui. » déplorait Lionel Burriello, représentant de la CGT, sur BFM TV.

TH.S-C